Matières premières agricoles: vers un remake de 2010?
En août 2010, il y a exactement deux ans, j'évoquais l'envolée du prix du blé comme étant "l'évènement de l'été sur les marchés financiers internationaux". Chaque été nous réserve sa surprise. Ainsi en était-il de l'été 2011 qui fut marqué par une telle volatilité des marchés boursiers que les banques centrales ont été contraintes d'intervenir, parfois très fermement comme la BNS en instaurant un cours plancher sur l'EURCHF. Cette année, nous aurions pu assister, et j'étais l'un des premiers à croire à cela, à un nouveau mois d'août très volatil sur les indices et les devises. Il n'en est rien. Les banques centrales ont désamorcé les craintes, au moins pour un temps, en laissant planer une intervention courant septembre.
Les responsables politiques et monétaires peuvent prendre des vacances bien méritées. S'il n'y avait malheureusement la sécheresse aux Etats-Unis, unique depuis le milieu des années 50 de part son ampleur, qui ne sévit.
Rappelez-vous, en 2010, c'était la sécheresse en Europe de l'Est, principalement en Ukraine et en Russie, qui avait provoqué des remous sur les prix du blé et d'autres matières premières agricoles. Cette fois, ce sont les Etats-Unis qui sont le moteur de la crise, et les mesures proposées par l'administration Obama pour venir en aide aux exploitations sinistrées n'y changeront rien.
Depuis le début du mois d'août, même si la presse généraliste n'y prête guère attention, comme si cela n'avait pas d'impact direct sur la vie quotidienne des français, les prix des matières premières agricoles ont fait un véritable bond.
Sur cette période, le cours du blé européen échéance novembre de cette année s'est apprécié de 5.25 euros à 265.25 euros et dans le même temps le maïs a progressé de 3.50 euros à 256.50 euros et le soja de 5.74 euros à 507.50 euros. Preuve de la forte volatilité, l'indice FAO est ressorti à 231 points en hausse, ce qui fait une hausse de plus de 6%.
Mais la situation risque encore de s'empirer car les estimations de Washington concernant la production américaine ne sont pas bonnes: les prévisions de récolte de maïs sur un an sont en baisse de 13% et celles de graines de soja de 12%. Irrémédiablement, les prix vont continuer à grimper à cause de cette sécheresse qui donne, sans mauvais jeu de mot, du grain à moudre aux tenants du réchauffement climatique.
Pour l'instant, l'impact sur les devises matières premières a été insignifiant. En témoigne l'évolution du dollar australien qui réagit plus au facteur appétit/aversion au risque qu'aux prix du blé ou du maïs.
Au niveau du panier de la ménagère, aucun impact également…pour l'instant car il y a évidemment un décalage dans le temps au niveau de la répercussion sur les prix.
Et qu'en disent les politiques? A part le président Obama qui a vivement réagi, période électorale oblige, en Europe, le téléphone ne répond pas professeur Kissinger.
LES MEILLEURS BROKERS
http://twitter.com/forexfr
S’inscrire
S’inscrire gratuitement sur forex.fr vous permet de pleinement bénéficier des fonctionnalités du site.Pour s'inscrire cliquez ICI
RSS
Les fils RSS sont utilisés pour diffuser l’actualité sans avoir à visiter le site.Abonnez-vous gratuitement au fil RSS d’actualité Forex.

