Il n’existe pas de réel suspens dans Margin Call qui, comme son nom l’indique, nous propose de revivre les prémices de la crise financière mondiale en se positionnant du coté des traders. C’est toutefois un film très haletant dont le principal intérêt réside dans la description efficace (quoiqu’un peu convenue) du monde des marchés financiers.
Un jeune analyste du risque parvient à terminer un programme sur lequel travaillait son mentor, limogé le matin même par la firme. Cet algorithme révèle que le modèle sur lequel se basent tous les choix et prévisions de l’entreprise est erroné ; ainsi une chute, même faible, de la valeur de certains actifs entrainerait une perte supérieure à la capitalisation boursière de la société.
L’entreprise ne voulant pas se retrouver "avec le plus grand sac d'excréments de l'histoire du capitalisme" demande à ses traders de se débarrasser au plus vite de ces actifs toxiques.
Critique du film
Je ne vous parlerai pas ici des choix techniques du metteur en scène J. C. Chandor, du casting (Kevin Spacey, Jeremy Irons, Demi Moore, Simon Baker…) et de leur jeu d’acteur. Vous aurez certainement de meilleurs avis sur les sites spécialisés, qui ont pour la plupart vraiment bien noté ce long métrage.
Je m’attarderai davantage sur le coté sociologique de ce film, assez représentatif –selon moi- du point de vue de la société sur le monde de la finance et du trading.

