currencyLes médias japonais ont annoncé que le gouvernement a approuvé une rallonge budgétaire de 5050 milliards de yens soit environ 44 milliards d'euros afin de financier un plan de relance pour l'économie japonaise. Au début du mois de septembre un plan de relance de 8 milliards d'euros avait déjà été adopté. Le plan qui vient d'être approuvé doit encore passé devant le Parlement.

Sur le front des données macroéconomiques, les exportations allemandes ont diminué pour le deuxième mois consécutif en août selon les chiffres publiés par l'Office fédéral de la statistique. Les exportations ont baissé de 0.4% en données corrigées des variations saisonnières tandis que les importations ont augmenté de 0.9%.

Sur le front monétaire, le cours du yuan a atteint vendredi un plus haut niveau depuis l'abandon du système de parité fixe en 1994, à 6.5830 par rapport au dollar américain. La Chine est en ce moment sous pression à cause de sa politique de taux de change.

Cette hausse du yuan fait écho aux propos tenus par le ministre indien des Finances à Washington en marge de la conférence annuelle du FMI. Ce dernier a stigmatisé les déséquilibres mondiaux, soulignant que certains pays accumulent d'énormes réserves tandis que d'autre font face à des déficits budgétaires. La Chine est notamment pointée du doigt, accusée d'acheter des actifs libellés en devises étrangères afin de maintenir la faiblesse de sa monnaie.

Enfin, la France, qui doit prendre la présidence tournante du G20, a décidé de mettre en haut de l'agenda la réforme monétaire. Reçue par le think tank Carnegie Endowment, Christine Lagarde a souligné l'incohérence des mesures monétaires récemment prises entre les interventions du Japon sur le Forex, la manipulation du yuan par la Chine ou encore le doublement de la taxe sur les achats étrangers de sa devise par le Brésil.

A en juger par les derniers discours, la réforme monétaire est devenue une priorité de la communauté internationale.