BoJ- La décision de la Fed continue de jouer sur le moral des investisseurs, poussant à la hausse les actions américaines et asiatiques

- La Banque du Japon a décidé de maintenir le cap alors que la BoE et la BCE n'ont rien annoncé de nouveau hier

- Les chiffres de l'emploi américain sont les données les plus importantes de la séance. Le chômage, au lendemain des élections, devrait rester toujours très élevé

Les marchés financiers profitent comme prévu du stimulus de la Fed et aussi de la hausse des taux d'intérêt en Australie. Toutefois, les analystes ne s'attendent pas à ce que ce mouvement perdure longtemps dans les faits. Les actions australiennes sont en revanche au beau fixe alors que la RBA a annoncé que la croissance économique devrait s'accélérer, laissant entrevoir une nouvelle hausse des taux d'intérêt. Cette forte croissance économique est surtout poussée par le secteur minier qui est en pleine explosion en Australie. Cependant, en raison de la décision de la Fed, le risque de création de bulle spéculative reste important.

Du côté de la Banque du Japon, l'institut d'émission maintient le cap, ne modifiant évidemment pas ses taux directeurs qui sont proches de zéro. La banque centrale maintient également son programme de rachat d'actifs d'un montant de 5000 milliards de yens annoncé le mois dernier qui doit débuter lundi prochain. Il va se traduire par des rachats d'emprunts d'Etat mais aussi des fonds d'investissement immobiliers (REIT) et des ETF (exchange-traded funds) qui sont liés aux indices de la Bourse de Tokyo. Le marché est toutefois resté sceptique par rapport à ces mesures, les comparant volontiers à celles prises par la Fed et jugeant qu'elles ne sont pas suffisantes pour lutter contre la déflation qui s'empare une nouvelle fois de l'économie de l'archipel.

Sur le marché des changes, le dollar, après une chute importante à la publication du communiqué de la Fed, est resté calme face à l'euro et au yen. La hausse des devises émergentes face au billet vert se poursuit en revanche. Les devises scandinaves restent également fermes face à l'euro, poursuirvant sur leur tendance. L'absence de données économiques majeures en Scandinavie, exception faite de la production industrielle norvégienne, devrait avoir pour effet de consolider l'avance de la NOK et de la SEK face à l'EUR.

Enfin, sur le marché des métaux précieux, l'once d'or s'est hissé à des niveaux jamais vu à New York et à Londres, franchissant pour la première fois le seuil de 1390 dollars grâce à la baisse du dollar américain suite aux mesures annoncées par la Fed.

L'emploi tient en haleine le marché des changes

Vendredi chargé sur le marché des changes avec la publication des commandes industrielles en Allemagne et les ventes au détail dans la zone euro. Toutefois, ces chiffres seront rapidement éclipsé par les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis. Les analystes s'attendent à un chômage toujours très élevé qui devrait conforter la Fed dans son attitude, en dépit des protestations de certains responsables américains, comme Mr. Volcker.

Sur le marché des matières premières, la journée a commencé en nette hausse, les cours du brut étant portés dans les échanges asiatiques par la Fed. Le baril de « light sweet crude » pour livraison en décembre gagnait ainsi 54 cents à 87.03 dollars alors que celui de Brent de la Mer du Nord montait à 88.64 dollars. Hier, les prix du pétrole ont gagné jusqu'à 2% à New York.