L'expression « guerre des devises » fut remise au goût du jour par le ministre des Finances brésilien. Depuis, l'expression a essaimé et elle a été reprise par tous les responsables politiques et financiers et par tous les médias. Certains ont joué la langue de bois, refusant de confirmer qu'une « guerre des devises » a lieu, alors que d'autres, honnêtes, comme Dominique Strauss Kahn ou Hubert Vedrine, ont reconnu bien volontiers qu'elle est en cours. Le sujet est désormais un cas d'école et les étudiants s'y collent volontiers dans les salles obscures de conférence des universités.
Les critiques fusent vis à vis de la Fed qui est l'artisan de ces mesures d'assouplissement quantitatif poussées à l'extrême. Notre rédaction a d'ailleurs, au détour de deux articles, critiqué, arguments à l'appui, la position américaine:
- La Fed va racheter 600 milliards de titres d'Etat, le dollar chute
- La Fed en passe de gagner la guerre des devises
- Warsh et Fisher critiquent l'action de la Fed, l'USD se renforce
En face, les pays émergents essaient de réagir en ordre dispersé. Ci-dessous, un petit échantillon des mesures prises:
- Le real brésilien au coeur d'une guerre des devises
- Breaking News: Le Brésil impose un impôt de 2% sur les flux de capitaux
- Le peso chilien fébrile avant une intervention de la banque centrale
- Le peso colombien baisse pour la première fois en six jours
- L'Asie du Sud-Est cherche ses marques dans la "guerre des devises"























