eurotower_350Actualité déjà assez chargée et marquée par une pause de la monnaie unique européenne sur le marché des changes.

Plusieurs indicateurs économiques mineurs ont été communiqués hier pour la zone euro, à savoir une chute de la consommation en Italie à son niveau d'il y a dix ans après une baisse de la consommation par habitant de 2.1% en moyenne sur la période 2008-2009. Par ailleurs, le déficit public de l'Italie a diminué à 5.1% du PIB sur les neuf premiers mois de l'année dernière, contre un niveau de 5.5% sur la même période en 2009. Enfin, selon l'INSEE, la production industrielle en France est repartie à la hausse en novembre, augmentant de 2.3%.

Ces indicateurs sont mitigés et ont concouru à la pause de l'euro selon les analystes.

Par ailleurs, un porte-parole de la Commission Européenne a démenti que des discussions aient en ce moment lieu avec Lisbonne au sujet d'une possible aide financière.

Le marché obligataire est toujours sous tension. Selon le bureau d'analyse CMA qui établit chaque trimestre la liste des pays enregistrant le risque plus important lié à leur déficit, les pays européens figurent désormais en bonne place, notamment le Portugal et l'Espagne. La Grèce a même battu le Venezuela en devenant le pays qui a le plus de chance de faire faillite. La suprise est toutefois venue de la Belgique qui est passée pour la première fois sur la liste des 20 pays ayant le plus gros risque lié à la dette. Il y a moins de neuf mois le pays se classait encore à la 53ème place. Cette chute de la Belgique est surtout liée à l'incapacité à diriger ce pays.