foreign_marketSur le marché des changes, la livre sterling a continué, pour la deuxième séance consécutive, son affaiblissement généralisé. La devise a baissé aujourd'hui face aux 16 principales monnaies du Forex. La baisse de la devise britannique est le résultat d'une chute conséquente de la confiance des consommateurs, la plus fort depuis environ deux décennies. Selon l'indice GfK NOP Ltd, la confiance des consommateurs a chuté de 8 points en décembre, à -29. Cette baisse est la conséquence directe de l'augmentation d'une taxe sur les ventes qui a réduit le pouvoir d'achat. En dépit de ce mauvais indicateur, le Premier ministre David Cameron, de Davos, a réaffirmé son engagement à faire baisser le déficit de la nation. Par ailleurs, la livre sterling a baissé suite aux spéculations des investisseurs concernant un statu quo de très long terme de la part de la BoE. Au final, la livre sterling a baissé à 86.14 face à l'euro, à 1.5923 face au dollar et à 131.02 face au yen, une chute de près de 100 pips par rapport au niveau d'hier.

Après une chute conséquente lors de la séance d'hier suite à la dégradation de la note souveraine du Japon, le yen s'est rapidement repris aujourd'hui face aux principales monnaies, à la faveur d'une baisse des marchés actions en Asie et en Europe. Le yen a réussi à rompre sa chute de sept séances, en gagnant près de 0.9% face à l'euro et en s'appréciant de 0.8% face au billet vert.

La chute des marchés actions est le résultat direct d'une menace émise par l'agence Moody's qui a affirmé qu'elle pourrait mettre sous perspective négative la note des Etats-Unis. Nombreux sont les analystes qui s'attendent à ce que la baisse des Etats-Unis soit placée sous perspective négative d'ici à deux ans. Cette annonce a eu pour effet de replier les investisseurs sur les valeurs refuge. Toutefois, les chiffres du PIB au quatrième trimestre pourrait, selon les analystes, apporter un soutien momentané au dollar américain.

Enfin, la couronne suédoise a perdu près de 0.2% aujourd'hui face à l'euro, et perdant presque autant de terrain face à l'USD, à la suite de la publication des chiffres des ventes au détail qui ont augmenté de 0.1%. Par ailleurs, la croissance des crédits immobiliers a ralenti, passant de 8.6% à 8.4% sur une base annuelle selon l'institut des statistiques suédois.

Pour conclure, sur le marché des matières premières, un premier bilan peut être fait pour cette semaine: l'or n'a décidément plus la cote auprès des investisseurs en raison de la reprise des marchés actions depuis la rentrée de janvier. Les investisseurs préfèrent miser sur des valeurs plus risquées, comme le Dow Jones ou encore le CAC 40 ou, pour le marché des devises, l'euro et la livre sterling car ces valeurs sont plus rémunératrices. Ainsi, une véritable correction s'est opérée depuis le 1er janvier sur l'or, l'once perdant près de 7.50% et entraînant dans sa chute l'argent qui à décroché de près 13.50%. Le baril de brut n'est pas vraiment impacté pour les mêmes raisons mais la tendance baissière se confirme. Le baril n'est désormais plus qu'à 85 dollars en raison des inquiétudes liées à la croissance économique aux Etats-Unis. La baisse devrait se poursuivre en février selon les analystes.