china-yuan100monaieLa décision de la banque centrale chinoise de relever de 25 points de base ses principaux taux directeurs a pris de court les marchés financiers, provoquant une chute des actions en Europe et un déclin des cours des matières premières, notamment du pétrole et du caoutchouc.

L'indice Stoxx Europe 600 a ainsi perdu près de 0.4% tandis que l'indice Futures S&P 500 a glissé de 0.1%. Le dollar index a subi une dégringolade de 0.2% tandis que les prix du baril ont reculé de 1.5% à 86.15 dollars à New York au début des échanges.

Les pressions inflationnistes ont ralenti en décembre mais la banque centrale chinoise préfère intervenir préventivement alors que tous les indicateurs plaident en faveur d'une nouvelle hausse de l'inflation en janvier. Cette hausse des taux pèse sur l'Europe et les Etats-Unis car ils comptent beaucoup sur la croissance des pays émergents pour relancer leur propre croissance. Cette dépendance est au final très négative pour les pays développés.

Sur le marché des changes, le dollar s'est déprécié face à toutes les devises majeures, perdant ainsi 0.4% face à la monnaie unique européenne. L'euro n'a pas été apparemment touché par la chute de 1.5% de la production industrielle en Allemagne en décembre sur un mois, chiffres plutôt négatif pour l'Europe. En début d'après-midi, la couronne suédoise se renforçait en revanche, atteignant un plus haut depuis près de 10 ans face à l'euro tandis que le dollar néo-zélandais profitait encore des propos tenus hier par le Premier ministre, gagnant notamment 0.8% face au billet vert. Enfin, la livre sterling s'est affaiblie face à l'euro suite à l'annonce par le chancelier de l'Echiquier, Osborne, de l'augmentation de la taxe sur les banques. La chute fut de 0.4% face à l'euro mais la devise de Sa Majesté gardait les gains face au dollar.