drapeau_usaL'évènement de la séance d'hier fut l'annonce par l'agence de notation Standard & Poor's de son intention de ramener la perspective des Etats-Unis de stable à négative, tout en confirmant la note souveraine AAA. Le débat sur la situation du budgétaire américaine, bien qu'incertain, fut jugé très positif par Moody's. Les marchés financiers se sont massivement affolés suite à cette déclaration.

Les inquiétudes liées à la crise souveraine sont aussi très présentes en Europe, notamment après des rumeurs de restructuration. Le président du Timor oriental a défendu hier son choix, fait en concertation avec le Brésil et l'Angola, de venir en aide à l'ancienne puissance coloniale portugaise en achetant de la dette portugaise.

En Biélorussie, la crise est de plus en plus intense en raison d'un déficit courant abyssal. Minsk a demandé à Moscou un prêt d'urgence d'un milliard de dollars dont l'octroi pourrait intervenir d'ici à la fin du mois selon le ministre russe des Finances. Par ailleurs, un crédit de deux milliards de dollars a été demandée à la CEI. La crise dans le pays est de plus en plus intense, créant une psychose au sein de la population qui craint une prochaine dévaluation du rouble biélorusse. Des files d'attente se sont formées depuis le début de la semaine devant les bureaux de change qui sont désormais à court de monnaies étrangères.

Enfin, la nouvelle Constitution votée en Hongrie fait de plus en plus scandale. Concernant la banque centrale, la nouvelle Constitution souligne que son conseil monétaire, qui devrait être composé uniquement de proches du Premier ministre Orban, aura le droit de dissoudre le Parlement si le budget n'est pas adopté conformément aux normes du nouveau texte constitutionnel. Cette disposition a été qualifiée rapidement de « putsch » par l'opposition.