panneau_attention__043978500_1740_22032011La crise économique et financière de 2008 a largement ébranlé le système bancaire mondial, obligeant de nombreux Etats, notamment les Etats-Unis, à nationaliser des banques afin d'éviter un effondrement en chaîne du système.

Avec la reprise sur les rails, les yeux se tournent désormais plus sur l'inflation et le chômage. Pour autant, comme le soulignaient il y a une semaine nos confrères de Fxzone.fr, la crise bancaire est encore loin d'être terminée. Aux Etats-Unis notamment où les banques régionales continuent de faire faillite. Pas moins de cinq établissements bancaires mineurs ont fermé leurs portes au cours des quinze derniers jours. Sans aide de l'Etat car ils n'étaient pas « too big to fail ».

En Europe, la situation n'est pas plus reluisante. Le système bancaire en Islande et en Irlande est, pour ainsi dire, en lambeaux tandis qu'en Espagne, les caisses d'épargne régionales ont entamé depuis quelques mois, à marche forcée, des fusions sous la houlette de la banque centrale espagnole. Très critiqués par les économistes, les tests de résistance effectués l'année dernière n'ont pas vraiment convaincu. Contraints d'agir, les pays de la zone euro ont donc décidé de mettre en oeuvre prochainement de nouveaux tests de résistance, plus contraignants, dans les mois à venir. Plusieurs pays sont dans le collimateur, notamment l'Allemagne, l'Espagne et le Portugal qui bénéficie désormais de l'aide de l'UE et du FMI pour surmonter la crise.

Enfin, en Russie, le rapport annuel de la banque centrale a révélé il y a quelques jours que le système bancaire du pays, qui est pourtant en partie entre les mains du Kremlin, ne pourrait tout simplement pas résister à une crise de l'ampleur de celle de 2008. Selon les stress tests réalisés, de très nombreuses banques pourraient perdre au moins la moitié de leur capital et au moins un tiers des banques russes ne pourraient pas atteindre les exigences de la banque centrale, ce qui entraînerait tout simplement le retrait des licences bancaires. Le scénario prit en compte par la banque centrale pour réaliser les tests est toutefois jugé comme très peu probable par les économistes mais il a le mérite, en mettant en oeuvre un scénario catastrophe, de souligner les fragilités du système.

Trois ans après la chute de Lehman Brothers, le système bancaire mondial tente toujours désespérement de panser ses plaies.