RBAPlusieurs annonces ont, aujourd'hui, poussé à la hausse les dollars des antipodes alors que le marché des changes connait une forte volatilité à l'approche des chiffres de l'emploi et du chômage aux Etats-Unis.

Le dollar australien a particulièrement bien rentabilisé l'annonce de la banque centrale australienne (RBA) selon laquelle une nouvelle hausse des taux directeurs sera nécessaire dans les prochains mois afin de contenir l'inflation. L'inflation sous-jacente devrait atteindre, selon les dernières révisions, 3% d'ici à la fin de l'année et continuer d'augmenter jusqu'en 2013 jusqu'à 3.25%, un niveau légèrement au-dessus de l'objectif de moyen terme de la RBA. Un resserrement monétaire est par conséquent nécessaire, ce qui devrait soutenir pendant plusieurs semaines le taux de change de l'AUD.

Pour des raisons totalement différentes, le dollar canadien a également avancé face à l'USD, pour la première fois en l'espace de cinq jours, du fait des bons chiffres de l'emploi au Canada. Cette hausse pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour la monnaie canadienne qui aurait pu terminer la semaine sur une note très négative. Au contraire, c'est une hausse de 0.3% qui a eu lieu, dans l'attente des chiffres de l'emploi et du chômage aux Etats-Unis. 58 300 emplois ont été créés au Canada en avril après 1500 destructions le mois précédent. Les économistes n'étaient pas aussi optimistes, tablant sur seulement 20 000 créations. Au final, le taux de chômage a dégringolé à 7.6%.

Enfin, la Deutsche Bank, dans un communiqué, a prédit aujourd'hui que le yen, qui évolue actuellement autour de 80 yens pour un dollar, pourrait dans les prochains mois atteindre 75 yens en cas de poursuite, aux Etats-Unis, de la politique monétaire d'assouplissement quantitatif. Ces propos n'ont pas provoqué d'emoi sur le marché des changes mais de nombreux questionnements sur la suite de la politique monétaire, après juin.

Dans l'ensemble, les investisseurs considèrent que le dollar est dans un cycle d'affaiblissement, aussi bien face à l'EUR qui devrait profiter au cours de l'été d'un nouveau relèvement monétaire, que face au JPY qui maintient le cap en dépit des inquiétudes sur le déficit.

Les chiffres du chômage aux Etats-Unis, qui doivent être publiés imminement sous peu, devraient confirmer ces propos.