greceAujourd'hui, l'actualité européenne s'est essentiellement concentrée sur le cas de la Grèce. Selon un haut responsable à Athènes, le gouvernement pourrait bénéficier prochainement d'une aide supplémentaire qui pourrait se monter à 60 milliards d'euros, ce qui aurait pour principal avantage de couvrir les besoins de financement supplémentaires pour l'année prochaine et pour 2013. Pour autant, un autre responsable du gouvernement, toujours sous couvert d'anonymat, a affirmé qu'aucune aide supplémentaire n'est en discussion.

Ne commentant pas ces rumeurs, le chef économiste de la BCE, Jürgen Stark, a voulu se montrer rassurant aujourd'hui en déclaration que l'aide à la Grèce n'est « pas un puit sans fond » et que le pays n'est pas « insolvable ». Dans ce contexte, l'institut monétaire refuse catégoriquement d'entendre parler d'une éventuelle restructuration de la dette du pays.

Les marchés et les agences de notation ne sont, vraisemblablement, pas de cet avis. Personne ne croit réellement que la Grèce sera en mesure, en 2012, de revenir sur le marché pour se financer, comme prévu initialement.

Le pessimisme est tel que l'agence de notation financière S&P a abaissé sa note pour la dette grecque de deux crans, à « B », hier, du fait de la forte probabilité selon l'agence d'une restructuration. Moody's rejoint ce raisonnement puisque l'agence a affirmé qu'une « dégradation de plusieurs crans » de la note de la Grèce est tout à fait probable.

Le gouvernement grec s'est immédiatement offusqué contre cette décision et contre ces propos, mettant notamment clairement en doute la crédibilité de S&P.

Les propos d'Athènes n'ont cependant pas suffit à rassurer les cambistes puisque l'euro continuait à toute vitesse sa chute dans les premiers échanges européens ce matin, nettement en-dessous de 1.33 dollar. Une baisse à 1.42 dollar semble désormais atteignable dans les prochains jours.