SlovnieGrèce, Irlande, Portugal, peut-être Italie. La liste des pays, sur le seul continent européen, qui font face à des difficultés financières et budgétaires est impressionnante.

A cette liste, il convient d'ajouter aussi la Slovénie qui, selon les propres termes du gouverneur de la banque centrale slovène, Marko Kranjec, pourrait rejoindre la cohorte des pays européens en difficulté. Lors d'une conférence de presse presque inédite, le gouverneur Kranjec a estimé que « la Slovénie pourrait suivre le chemin pris par la Grèce, l'Irlande et le Portugal, étant donné son déficit budgétaire et l'augmentation de sa dette globale ».

Les chiffres sont d'ailleurs là pour appuyer ses propos. En effet, le déficit public a gonflé sans prévenir, passant pour cette année d'une estimation de 4.8% à 5.5%. Ce gonflement est principalement la conséquence directe de l'aide supplémentaire consentie par l'Etat à la banque Nova Ljubljanska Banka, d'un montant d'environ 250 millions d'euros, qui est la plus grande institution financière du pays.

Point positif toutefois, la dette publique reste largement en-dessous de la limite fixée par le Traité de Maastricht, à savoir à 37.9% l'an dernier contre une limite de 60% du PIB selon les critères européens. Toutefois, la tendance est à la dégradation depuis 2007, le pays ayant, comme d'autres, été confronté à la crise économique et financière mondiale mais peinant réellement à relancer la croissance depuis.

A l'instar de l'Allemagne, de la France ou encore de l'Espagne, le pays a lancé un train de réformes conséquent qui passe, inévitablement, par une réforme des retraites. Pour la première fois depuis son ascession à la tête de la banque centrale, le gouverneur Kranjec s'est clairement immiscé dans le débat politique, appelant les slovènes à voter en faveur de cette réforme qui est portée à référendum aujourd'hui. La victoire du « non » aurait des conséquences désastreuses, accentuant la dette du pays et pouvant entrainer, rapidement, une dégradation des notes de crédit de la Slovénie par les agences de notation financière. Sur le plan politique, des élections anticipées devraient logiquement être convoquées, du fait de la perte de crédibilité du gouvernement de Borut Pahor.

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