ItalieAu niveau des indicateurs macroéconomiques, qui étaient peu nombreux hier, remarquons une amélioration pour le deuxième mois consécutif du moral des ménages japonais en juin, avec une hausse à 35.3.

Alors que l'inflation est au plus haut depuis trois ans, le chef du gouvernement chinois a affirmé solennellement sa détermination à lutter contre l'inflation ce qui permet de valider l'hypotèse d'un nouveau resserrement de la politique monétaire de Pékin.

Le dossier de la dette en Europe a occupé une majeure partie de l'actualité hier. Les ministres des Finances de la zone euro ont discuté de la manière d'intégrer une contribution des investisseurs du secteur privé dans le cadre du second plan de sauvetage de la Grèce, sans aboutir à aucune décision formelle pour le moment. Le directeur de l'OCDE, Angel Gurria, a pressé l'Europe à presser dès maintenant un plan intégrant une participation du secteur privé afin d'éviter un problème de liquidité dans la zone euro.

L'Italie a fait aussi l'objet de discussions entre européens alors que le pays s'engouffre dans la crise. La chancelière allemande a réaffirmé son soutien à l'Italie lors d'un appel téléphonique avec Silvio Berlusconi. Le gouvernement italien a présenté jeudi dernier un nouveau plan d'austérité de 40 milliards d'euros qui, semble-t-il, n'a pas rassuré les marchés financiers. Pour aller plus loin sur le sujet, nous vous invitons d'ailleurs à lire l'édito de Christopher Dembik qui fait le point sur la situation de l'Italie, nouvelle bête noire de la zone euro.

Enfin, alors que les agences de notation financière sont pointées du doigt dans la gestion de la crise souveraine, l'ancien ministre français Michel Barnier a proposé de durcir les règles en interdisant à ces agences de noter un pays faisant l'objet d'un plan d'aide international. Cette proposition sera soumise prochainement à la présidence polonaise de l'UE.