Drapeau-europe-300x212Sur le front macroéconomique, la production industrielle dans la zone euro a augmenté moins que prévu en mai dernier, avec une croissance de seulement 0.1% sur une mois après une hausse de 0.2% en avril. Sur un an, le rythme de croissance fut de 4%. Les économistes s'attendaient à l'origine à de meilleurs chiffres avec une hausse mensuelle de 0.5%.

Par ailleurs, après les chiffres de l'inflation chinoise, un conseiller de la banque centrale a réagi et affiché son optimisme, annonçant que l'inflation devrait ralentir au deuxième trimestre sous l'effet des mesures de durcissement monétaire récemment prises.

Les derniers rebondissements au sujet de la crise souveraine:


Grèce, Italie, Irlande sont encore au coeur de l'actualité. Alors que le président de l'UE, Herman Van Rompuy réclame un projet concret de sommet extraordinaire de la zone euro sur la Grèce, un porte parole du gouvernement allemand a affirmé hier que cette option n'est pas à l'étude pour le moment, soulignant toutefois que les travaux sur la Grèce sont poursuivis à un rythme soutenu au niveau ministériel. Selon le Premier ministre irlandais, un sommet pourrait avoir lieu vendredi, sans confirmation de la part des principales capitales européennes pour le moment. La crainte de tous est que cet énième sommet n'aboutisse à aucune solution concrète, de quoi exaspérer les marchés financiers.

Enfin, le dossier italien, qui fut sur le devant de la scène lundi et mardi derniers, commence à s'apaiser. Le gouverneur Mario Draghi a appelé à poursuivre l'effort de réduction des dépenses publiques afin d'éviter une augmentation des impôts. Ces propos sont intervenus alors que le ministre italien de l'Economie et des Finances a annoncé un renforcement du plan de rigueur qui devrait être approuvé d'ici vendredi par le Parlement. De nouvelles privatisations sont à prévoir, notamment au niveau des municipalités qui seront incitées à vendre leurs participations dans les sociétés locales de services publics. Une simplification de la réglementation pour les privatisations devrait aussi être adoptée prochainement.

L'agence Moody's, qui fut décriée pour ses dégradations des notes du Portugal et de l'Irlande, a de manière inattendue affirmé son soutien à Rome en affirmant que « le Trésor italien a une marge de manoeuvre » confortable, ajoutant que le paiement des rendements des obligations est « gérable ». Aucun risque de contagion de la crise grecque en Italie n'est par ailleurs d'actualité selon l'agence de notation financière.