BCE_Place_Galleria_Toronto_Panorama_2002_croppedL’ « eurodollar » est en recul de – 88 %, à 1.42410, en cotation actualisée à 11:16. La devise européenne a franchi le seuil des 1.4350 dollar durant la séance asiatique.

DONNEES CHIFFREES DE LA SEANCE :

Cours d’ouverture : 1.4358 USD
Cours actuel : 1.42410 USD
Variations : - 88%
Achat : 1.4221 USD
Vente : 1.4222 USD

ANALYSE DES FONDAMENTAUX FOREX

Après avoir affiché une petite hausse hier car la devise avait profité d’indicateurs américains décevants, avec un net recul des créations d’emploi au mois de juillet, et avec un indice ISM des services et des commandes à l’industrie inférieurs aux attentes, l’euro repart à la baisse du fait des crises de dettes souveraines, touchant l’Italie et l’Espagne. L'Espagne en a encore fait l'expérience aujourd'hui lors d'une nouvelle émission obligataire pour un montant de 3.331 milliards d'euros à trois et quatre ans. Les taux étaient en très forte hausse par rapport aux dernières émissions similaires selon les premières informations fournies par la Banque d'Espagne. Il est à noter à titre d'information que les dispositifs d’aides dans le cadre du FESF ne sont pas encore opérationnels ce qui explique aussi l'agitation des marchés financiers.

Bien que passée inaperçues aux yeux des médias et des cambistes, le gouvernement américain a confirmé que pour la première fois l'endettement des Etats-Unis est plus important que le PIB de la première puissance économique mondiale. Les Etats-Unis rejoignent ainsi le rang de pays comme la Grèce, l'Italie, le Japon ou encore le Liban.

Du point de vue graphique, la tendance est baissière sur l’ensemble des indicateurs. Dans ce cas, les recommandations iront pour un canal de fluctuations entre 1.4211 - 1.4369.

DONNEES MACROECONOMIQUES MAJEURES

A partir de 13h45, il faudra porter une attention particulière à la réunion de la BCE qui devrait aboutir sans problème un statu quo. Plus d'enjeux en revanche pour la publication à 14h30 des nouvelles demandes hebdomadaires d'allocation chômage aux Etats-Unis au lendemain du sondage ADP et surtout des cruciaux chiffres du chômage attendus demain après-midi au moment même où l'emploi est de nouveau devenu la préoccupation majeure de l'administration américaine.