european union_member_countries-1Peu d'avancées après tant de débats entre les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Pour autant, le week-end passé ne fut pas totalement dénoué d'intérêt pour les investisseurs du monde entier qui, au regard de l'évolution des principaux actifs financiers ce matin, commencent à s'habituer aux atermoiements européens.

Quelques éléments à retenir toutefois de deux jours de sommet:

Leçon 1: Une plus grande participation du secteur privé


En raison de la très forte détérioration des fondamentaux, une plus grande participation du secteur privé, comme souhaité par Berlin et Athènes, semble désormais presque inévitable.

Leçon 2: Nouvelle aide aux banques


Et une nouvelle fois, comme en 2008, les Etats vont au secours des banques avec une aide qui devrait être comprise entre 100 et 110 milliards d'euros. C'est le seul réel point d'accord du sommet de ce week-end.

Leçon 3: Un soutien extérieur au FESF?


Plusieurs discussions ont lieu entre dirigeants européens afin d'offrir au FESF un soutien extérieur qui pourrait lieu permettre de prêter davantage. Parmi les acteurs éventuels, le FMI ou moins probablement les BRICs. Un renforcement du FESF serait en tout cas considéré par les marchés financiers comme une action plus que positive et prompte à restaurer la confiance des opérateurs.

Leçon 4: L'Italie au coeur des inquiétudes


Petite remise à niveau du président du Conseil italien ce week-end par les dirigeants français et allemand. Ces derniers ont pressé l'Italie d'accélérer les réformes afin de suivre l'exemple de l'Espagne. Contraint et forcé, Silvio Berlusconi a convoqué aujourd'hui un réunion ministérielle d'urgence.

Leçon 5: Vers un changement des traités


Jean Claude Trichet, sur le départ, aura eu une dernière fois gain de cause puisque sa proposition de modifier les traités fait son chemin à Bruxelles. Cela pourrait notamment permettre une meilleure intégration fiscale dans le futur.

Leçon 6: Mieux redistribuer la croissance


Plusieurs projets sont en cours afin de mieux redistribuer la croissance au niveau européen, notamment vers les pays de la périphérie. Au lieu de créer de nouvelles structures, toute solution devrait passer par la Banque Européenne d'Investissement, mais il ne faudra pas s'attendre à des annonces dans ce domaine avant plusieurs mois.