sticker-swiss-franc19847101A l'issue d'un sommet à Strasbourg entre la chancelière allemande, le président du Conseil italien Mario Monti et le président français Nicolas Sarkozy, Berlin et Paris ont confirmé leur intention de présenter avant le Conseil européen du 9 décembre des propositions de modification des traités de l'Union, qui ne porteront toutefois pas sur la BCE. En effet, Angela Merkel a réaffirmé son opposition à toute modification du mandat de la BCE et à la mise en place d'euro-obligations, ce qui a perturbé les marchés financiers.
 
Ces inquiétudes se répercutent évidemment sur le cross EURCHF. A l’ouverture, l’euro atteignait 1.2273CHF, puis à 9h, heure de Paris, une légère performance de 0.06% a fait passer le cours à 1.2286.
 

Scénario EURCHF du jour:
 

Les nouvelles négatives en provenance de l’Europe ont nui au cross EUR/ CHF qui repasse sous la barre des 1.2300 pour la première fois depuis plus de 2 semaines, avec un recul de 1.2354 à 1.2260.

Le canal de fluctuation envisagé pour cette séance est compris entre 1.2200 et 1.2250. Pour cette session, le point pivot à prendre en considération se situe à 1.2298. 


Les risques baissiers semblent dominer à court terme pour la devise européenne et nombre d'investisseurs cherchent à vendre au moindre sursaut.

Point sur les fondamentaux EURCHF du jour:
 

En cette fin d'année, les principales banques suisses réévaluent leurs prévisions pour l'économie nationale pour 2012.
 
Les économistes du Crédit Suisse ont ramené leurs prévisions de croissance de 2% à 0.5% pour 2012. La crise de l'euro va continuer à peser sur les marchés alors que "contre toute attente, la dynamique économique de l'Europe repart à la baisse".
 
Le Crédit Suisse table donc sur une quasi stagnation des exportations helvétiques en 2012: elles ne devraient progresser que de 1% en volume l'an prochain. Quant aux dépenses d'équipements, elles devraient reculer de 1.5%. Dans ce contexte, le bâtiment et la consommation devraient conserver un rôle de stabilisateurs avec des croissances de 1.5% et 1.1% respectivement.
 
Sa consœur UBS avait mercredi déjà revu en baisse ses perspectives. Les experts du numéro un bancaire helvétique tablent désormais sur une hausse du PIB de 0,8% pour 2012. Pour sa part, le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) prévoyait en septembre une croissance de 0,9%, une prévision qui va certainement être revue à la baisse d'ici à la fin de l'année.
 

Par Majdouline Benito