pound-coinLa persistance d'inquiétudes au sujet de la zone euro ont de nouveau profité à la livre sterling ce matin, qui avait pourtant connu une séance en baisse hier, du fait de la publication des chiffres du chômage au Royaume-Uni. Résultat, la tendance s'est inversée sur l'EURGBP puisque la paire affiche un recul matinal à 0.8371, tandis que le Footsie 100 continue sur sa lancée de la veille, les marchés actions européens évoluant comme prévu dans le vert.
 

Analyse fondamentale EURGBP

Le fait que le chômage britannique ait atteint son plus haut niveau depuis 1995, à 8.4% hier, a considérablement impacté la tenue de la livre sterling sur le marché des changes jeudi, notamment face à l'euro. Toutefois, un certain optimisme peut être de mise car le Royaume-Uni, avec une inflation en décrue selon les dernières informations, a une marge de manoeuvre désormais plus importante pour éventuellement orienter davantage sa politique monétaire vers de nouvelles mesures d'assouplissement. Le fait est que la chute de la livre sterling fut éphémère.
 
L'actualité dans la zone euro a aussi certainement contribué, dans une certaine mesure, au redressement de la paire. Notons notamment que, selon un rapport du FMI, une contraction de la croissance dans la zone euro est inévitable, notamment dans des pays tels que l’Italie et l’Espagne, en raison des mesures d’austérité budgétaire et des limitations au crédit. Au demeurant, des incertitudes demeurent toujours concernant le sort de la Grèce…

 
Au niveau du calendrier économique, les marchés vont encore rester focaliser sur les discussions en Grèce, mais pas seulement puisque l'indice des ventes au détail au Royaume-Uni est attendu, ce qui devrait avoir un effet positif sur le GBP si le consensus se confirme ce matin.
 

Le scénario EURGBP du jour
 

Paire en baisse ce matin qui devrait trouver une résistance majeure à 0.8376 et un support à 0.8259, soit son plus bas niveau de lundi. La paire devrait logiquement évoluer dans un canal compris entre 0.8100 et 0.8400, assorti d'une vision baissière.

 
Par Ronald Martinez