15019Les éléments clés

- Les Bourses européennes en baisse
- L'OCDE s'attend à un découplage économique au sein des pays développés
- Le cross EURUSD persiste en attendant la réunion de l’Eurogroupe
- L’Espagne menacée par la grève
 
Un démarrage en baisse pour la Bourse de Paris, ainsi que pour les autres bourses européennes après les chiffres américains décevants d'hier. On notera que le CAC 40 a démarré la séance en recul de -0.11% à 3.426 Pts.
 
Du côté des devises, l'euro persiste et tente tant bien que mal à se stabiliser face au billet vert en attendant la réunion de l'Eurogroupe qui devrait commencer à partir de demain à Copenhague et devrait évoquer le renforcement des fonds du FESF et du MES. On notera aussi au niveau du marché des changes, la forte dégringolade pour la deuxième séance consécutive de la livre sterling en raison de craintes croissantes de dégradation de la note souveraine du pays.
Concernant les matières premières, le Brent et l'or continuent de chuter, sans réelle surprise pour les investisseurs.
 
Sur le front économique, l’OCDE a indiqué dans ses "perspectives intermédiaires" publiées à 11h00 que "les perspectives à court terme se sont améliorées par rapport à la situation qui prévalait à la fin de l'année 2011, mais d'après les indicateurs, la reprise reste fragile". Un découplage devrait avoir lieu entre l'Europe et la zone Etats-Unis / Canada, où la reprise sera plus robuste. Cela devrait se traduire par une progression de 1.9% (en rythme annualisé) du PIB du G7, puis de 1.9% également au second trimestre. Pour la France, l'OCDE attend une contraction de -0.2% sur le trimestre en cours avant une reprise de 0.9% sur le suivant, tandis que l'Allemagne est créditée respectivement de +0.1% et +1.5%. Pour le Royaume-Uni, cela devrait se traduire par -0.4% avant une reprise de +0.5% au second trimestre. En comparaison, les Etats-Unis vont accélérer à 2.9% sur le trimestre qui s'achève, avant d'afficher +2.8% entre avril et juin.
 
Notons aussi qu'en Allemagne, le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de 18.000 personnes en Allemagne en mars, une belle performance. Le taux de chômage a dans le même temps reculé à 6.7% contre 6.8% un mois plus tôt.
 
Ce qui n’est malheureusement pas le cas de l’Espagne, qui va tourner au ralenti ce jeudi... puisque le chômage touche désormais 23% de la population active en Espagne, et un jeune de moins de 25 ans sur deux. Les salariés sont appelés à une grève générale, à la veille de la présentation d'un projet de budget jugé "très sévère" par le chef du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, lui-même. L'austérité est au cœur de ce mouvement, qui veut officiellement dénoncer une réforme du marché du travail assouplissant les conditions de licenciement et permettant aux employeurs de baisser les salaires.
 
A noter, l’annonce cet après-midi des résultats du PIB aux Etats Unis (prévu à 3.0%), des revendications chômage et, enfin, les cambistes pourront apprécier de nouveaux commentaires de Ben Bernanke en fin de journée.