ben_bernanke_2.jpgLors de son audition devant la Chambre des représentants, le dirigeant de la Réserve Fédérale, Ben Bernanke, a clairement appeler le gouvernement américains et les représentants élus de la nation à prendre à bras le corps le problème du déficit américain. Se basant sur les projections de la Maison Blanche, il a rappelé que le déficit budgétaire devrait être ramené de 1800 à 900 milliards de dollars entre les exercices fiscaux 2010 et 2011, ce qui représenterait néanmoins encore plus de 70% du PIB, soit le niveau le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale.

Avant que la crise financière n'éclate, l'endettement ne représentait que 40% du PIB, un niveau qui était encore soutenable et qui ne provoquait pas vraiment d'inquiétudes majeures chez les créanciers des Etats-Unis. Cependant, depuis, la crise est passée par là, nécessitant des injections massives de liquidités afin de sauver le système bancaire et de relancer la croissance. La visite en Chine de Tim Geithner avait notamment pour but de continuer d'inciter les chinois à financer le déficit américain, par l'achat de bons du Trésor alors que les autorités chinoises semblent depuis quelques mois substituer volontiers l'achat de minerais, afin de soutenir sa croissance, à ces fameux bons émis par le Trésor. Afin de réduire les dépenses de l'Etat, Ben Bernanke a notamment appelé à réformer au plus vite les programmes de couverture santé pour les personnes âgées et pour les retraités du secteur publique. Les inquiétudes liées à la capacité de rembourser la dette accumulée par le gouvernement américain est un des facteurs qui pèse sur le cours du dollar sur le marché des changes.

A quelques heures de l'annonce du détail des mesures non conventionnelles, et alors que la chancelière allemande Angela Merkel a justement vivement critiqué de telles mesures qui ont des conséquences inflationnistes, la monnaie unique européenne s'est reprise. En effet, hier, elle avait perdu une partie de ses gains accumulés lors des séances précédentes en raison de la publication du PIB au premier trimestre de la zone euro, en chute de 2,5%.