euro_billets.jpgLe début de semaine fut marqué par un fort attentisme des acteurs du marché des changes, ces derniers privilégiant la prudence avant la publication d'une batterie d'indicateurs macroéconomiques américains et européens. Ils ne furent pas déçus puisque les devises ont connu quelques fluctuations majeures, notamment la monnaie unique, en l'espace de quelques jours. La fin de semaine, en raison du week-end prolongé de la fête nationale américaine, fut en revanche calme, avec peu d'échanges constatés.

L'euro – La monnaie unique est probablement l'une des devises du marché des changes qui a connu le plus de fluctuations cette semaine. En effet, mercredi, sous l'effet de bonnes statistiques américaines et chinoises, l'euro a grimpé au dessus de 1,42 dollar sur le marché des changes, profitant d'un climat de confiance. Cependant, suite à ce plus haut de la semaine, la monnaie unique a commencé à décrocher progressivement. Considéré comme un actif à risque, l'euro a été pénalisé sur le marché des changes par la publication des chiffres du chômage aux Etats-Unis puis, par la publication des chiffres des ventes de détail dans la zone euro. Le chômage a grimpé à 9,5% outre atlantique, l'économie américaine détruisant près de 467 000 emplois durant le seul mois de juin. De plus, les chiffres des ventes de détail ont accentué la chute de l'euro en fin de semaine, les ventes de détail ayant chuté de 0,4% au mois de mai après un léger redressement le mois précédent. La décision de la Banque Centrale Européenne de laisser ses taux inchangés, alors que l'OCDE pressait Francfort de faire un geste, et les propos de Jean Claude Trichet sur le risque de déflation n'ont évidemment pas arrangé le sort de la monnaie unique.

Le dollar – En tant que valeur refuge, le dollar a profité de l'aversion pour le risque qui a commencé à pointer du nez en fin de semaine. Les investisseurs du marché des changes ont d'une part, préféré retirer leurs gains avant le week end et, d'autre part, investir sur des actifs jugés moins risqués. En dépit des difficultés de la Californie, le dollar joue toujours son rôle de valeur refuge pour de nombreux cambistes.

Le yen – Si le yen a profité en fin de semaine du retour de l'aversion pour le risque, la devise nippone a cependant connu des temps difficiles avec la publication par la Banque du Japon du rapport trimestriel « Tankan » qui a établi une augmentation moins forte que prévu de l'indice de confiance des grandes entreprises manufacturières de l'archipel. Cet indice a certes augmenté de 10 points en juin par rapport à son niveau de mars mais les experts s'attendaient en moyenne à une hausse de 15 points, d'où la déception des cambistes qui a eu un impact sur le taux de change du yen.

Le dollar zimbabwéen – Le dollar zimbabwéen n'est pas une devise qui fait souvent la Une de l'actualité. Pour cause, la devise a été retirée du marché depuis le mois de février en raison de l'inflation galopante qui sévit dans cette ancienne colonie britannique. Depuis, le dollar américain et le rand sud-africain servent de monnaie d'échange légale. Cependant, cette semaine, le président Robert Mugabe a affirmé vouloir réintroduire le dollar zimbabwéen alors que la situation économique ne s'est pas améliorée et que la devise a perdu toute sa valeur.