newsletter_icon.jpgLa première partie de semaine sur le marché des changes fut marquée par un retour de l'aversion pour le risque à la suite des mauvais résultats du PIB du Royaume-Uni. Les places boursières ont affiché un net repli, de 3% pour le CAC 40 et de 3,3% pour le Dax, entrainant avec elles la monnaie unique européenne. Les valeurs refuge – dollar, yen et franc suisse – ont profité de ce mouvement pour gagner quelques pips sur le marché des changes.

La hausse de 3,5% du PIB américain au troisième trimestre a cependant inversé la tendance sur les marchés en milieu de semaine, profitant aux actions, aux matières premières et aux devises jugées à risque. En baisse en raison d'un repli technique après avoir atteint 1,50 dollar, la monnaie unique européenne a immédiatement réagi à l'annonce du PIB américain en passant de 1,47 dollar à 1,4850 dollar sur le marché des changes. En fin de semaine, l'euro continuait d'évoluer au dessus de 1,48 dollar. Les analystes envisagent un nouveau test des 1,50 dollar pour l'euro dès la semaine prochaine si l'optimisme persiste. Toutefois, le test des 1,60 dollar semble de plus en plus s'éloigner selon de nombreux investisseurs. En effet, il paraît de moins en moins probable que les gouvernements et même le marché laissent le dollar se déprécier autant.

Les devises liées aux matières premières ont également bien suivi l'évolution générale des marchés cette semaine. Même si l'or a déjà à son actif deux mois de hausse d'affilié, l'once a chuté en début de semaine en raison du contexte général. Cette baisse s'est répercutée sur le cours du dollar australien tout comme la hausse de 20 dollars de l'once en fin de semaine. Depuis la hausse des taux de la Banque de réserve australienne, le dollar australien poursuit un rally haussier sur le marché des changes qui devrait se confirmer avec la nouvelle hausse des taux de 25 points de base lors de la réunion de la semaine prochaine. Le dollar néo-zélandais s'affiche également en hausse face aux valeurs refuge même s'il a été pénalisé par le décision de la banque centrale de Nouvelle-Zélande de  ne pas bouger ses taux.

La livre sterling, après avoir été bousculée par les chiffres du PIB britannique, s'est reprise cette semaine sur le marché des changes. La baisse des marchés s'est peu impactée sur le taux de change de la devise de Sa Majesté, ce qui lui a permis de gagner du terrain face aux principales monnaies.

Enfin, la semaine prochaine sera chargée sur le marché des changes avec les réunions des banques centrales de la zone euro, des Etats-Unis, du Royaume-Uni et d'Australie. Les investisseurs devront particulièrement guetter les mouvements sur le dollar australien et saisir les opportunités de trade qui se présentent.