marchs_financiers.jpgL'actualité des marchés:

- Une journée calme en vue avec des marchés américains fermés.


- Les membres de la Fed sont toujours inquiets de l'inflation eu marché immobilier.

- On attend le rapport de l'inflation en Grande-Bretagne, qui devrait nous éclairer sur la suite.


La situation sur les marchés:

Ces dernières 24 heures ont été calme sur les marchés financiers, avec assez peu d'activité, en vue du Veteran's day aujourd'hui aux Etats-Unis, où les marchés obligataires sont fermés. Trois membres de la Fed, Fisher, Lockhart et Yellen, ont fait des commentaires mettant en avant les problèmes actuels de l'économie américaine, soit le chômage de long terme, le marché immobilier, principalement dans son secteur commercial, bien que ce ne soit pas un sujet dont on parle beaucoup en ce moment.

Sur tous les marchés actions, américains comme asiatiques, peu de changements.

Sur le marché des devises , la paire EUR/USD se traite aux environs de 1.50 alors que l'EUR/JPY s'est rapproché du niveau de 1.34. Le Président de l'Asian Development Bank a rejoint l'analyse du FMI et du G20 en demandant l'appréciation du Yuan, qui reste fondamentalement et profondément sous-évalué.

En Scandinavie, les paires sont aussi restées stables, avec un NOK/SEK proche des niveaux de hier après être passé sous le niveau de 10.23. L'EUR/NOK est quant à lui resté assez ferme aux environs de 8.38.

A 11:30 ce matin, la Banque d'Angleterre (BoE) va publier son rapport sur l'inflation, qui devrait être l'événement économique de la journée. Si la BoE se concentre sur la menace inflationniste, sous-entendant une plus grande fermeté dans la politique monétaire voire une possible hausse des taux à terme, la paire EUR/GBP devrait baisser. Rappelons que la politique monétaire extrêmement expansionniste de la BoE a poussé le GBP à la baisse cette année face à toutes les autres devises principales.

En Scandinavie, on s'attend également à une session très calme. Il n'y aura pas de nouvelles importantes et donc on s'attend à voir le NOK et le SEK évoluer à l'image de l'appétit du risque sur les marchés. L'EUR/DKK s'est quant à lui déprécié ces dernières semaines, ce qui selon certains analystes pourrait peut-être pousser la Banque centrale danoise à effectuer une nouvelle baisse indépendante du taux d'intérêt pour tenter d'éviter la poursuite de l'appréciation de la Krone. A notre avis, cette hypothèse nous semble être cependant prématurée, car la banque centrale danoise semble être confortable avec le différentiel actuel de taux de 0.25%.

Sur le front de la paire USD/CHF, la parité est toujours à portée de main, même si on n'arrive toujours pas à l'atteindre. Il semble que la pression de cet important niveau de résistance empêche pour le moment la passage. Néanmoins, si l'objectif de 1.0030 venait à être franchi, la route de la parité semblerait techniquement ouverte, pour autant que la clôture de la journée reste sous ces niveaux.

En Israël, un rapport de l'OCDE dont les détails ont déjà été divulgués par la presse avant même sa publication officielle a fait des vagues. Le rapport critique vertement le comportement interventionniste de la Banque d'Israël sur le marchés des devises et ses achats massifs de dollars dans le but d'éviter une trop grosse appréciation du shekel face au billet vert. Selon les économistes de l'organisation, cette politique porte atteinte à la crédibilité de la Banque d'Israël et a dépassé le stade où elle a une quelconque utilité.

Il faut souligner que ce genre de politiques a également été suivies par la BNS en Suisse et par plusieurs autres banques centrales de part le monde, en particulier en Asie. Ces politiques, qui sont en fait des politiques de dévaluation compétitive sous un nom différent, et dont l'effet conjugué est de soutenir artificiellement le dollar, ne semblent pas avoir eu d'effets significatifs et ont pour effet collatéral de coûter une fortune aux pays les mettant en œuvre. Espérons qu'elles vont progressivement cesser et que le monde va revenir à une attitude plus raisonnable.