apec.jpgLes nouvelles des marchés:

Comme on a pu le constater ces derniers mois, un rebond du dollar est chaque fois de courte durée. Les acteurs du marché en profitent pour prendre des bénéfices et pour rouvrir d'autres positions à des niveaux plus intéressants de leur point de vue. La semaine dernière n'a pas fait exception à la règle et nous avons vu un renversement de la tendance bull sur le dollar, qui n'a duré que deux petites journées. 

Vendredi, les données économiques américaines ont représenté une déception générale pour les analystes. Le déficit du commerce extérieur américain a atteint son plus haut niveau de la décade et l'indice de confiance de l'Université du Michigan est sorti à son plus bas niveau depuis 3 mois. Le plus surprenant dans cette histoire reste néanmoins la réaction des marchés: alors qu'on aurait pu s'attendre à une repli et au déclenchement d'une correction, ceux-ci ont contraire interprété ces nouvelles comme une confirmation que les taux d'intérêts allaient rester bas pour une longue période. Cet environnement soutien évidemment la prise de risque puisque l'argent n'a pas véritablement d'autre débouché que les avoirs à risques. Le dollar a quant à lui payé le prix de cette réaction, comme on l'a vu.

La réunion du forum de l'Association de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (aussi connue par l'acronyme APEC: Asia-Pacific Economic Cooperation) ce week-end n'a pas produit de résultats significatifs pour les marchés des devises, à l'exception de l'engagement des pays concernés de poursuivre avec la politique macro-économique de stimulus budgétaires et monétaires. Les dirigeants de l'APEC, comme ceux du G20, ont reconnu que la reprise était fragile et assez faible, mais n'ont pas beaucoup parlé des devises, y compris du Yuan, en dépit des rumeurs de la fin de la semaine dernière.  

Le seul commentaire sur le marché des devises est sorti de la bouche de Dominique Strauss-Kahn, le Directeur du FMI, qui a poursuivi la mise sous pression des dirigeants chinois en disant que le Yuan devait s'apprécier. Le FMI a également dit que la Chine devait refroidir la croissance des prêts hypothécaires, ce qui semble d'ailleurs être le cas, et que la croissance du géant asiatique devrait atteindre 8.5% en 2009 et 9% en 2010.

Les chiffres économiques rendus public ce matin ont néanmoins confirmé la reprise économique. Le PIB japonais pour le troisième trimestre 2009 a positivement surpris les économistes avec une très bonne performance trimestrielle de +1.2%, alors qu'on ne s'attendait qu'à une hausse de 0.7%. C'est le deuxième trimestre consécutif de hausse, après avoir connu une croissance négative de 3.2% au premier trimestre de cette année.

Cependant, si la reprise du deuxième trimestre a été largement soutenue par la demande extérieure et la stabilisation des échanges internationaux, celle du troisième trimestre a été bien plus équilibrée, avec aussi une reprise de la demande locale, sans doute suite à des baisses d'impôts sur les voitures «vertes» et les produits de consommation électro-ménagers.

Comme d'habitude, les commentaires officiels ont été prudents. Le Vice-Premier Ministre Kan a mis en garde ses compatriotes en disant que les risques de rechute existent toujours et doivent être suivis attentivement. Le marché japonais n'a presque pas réagi, comme c'est son habitude, avec un JPY presque inchangé et un Nikkei en faible hausse, tiré par le marché américain. 

L'autre nouvelle de la matinée a concerné les prix anglais de l'immobilier. Si le mois de novembre a vu sa plus grande hausse annualisée depuis mai 2008, de +1.6%, les prix restent encore 1.6% plus bas que le mois précédent. Cependant, il faut neutraliser les facteurs saisonniers de fin d'année et la lenteur traditionnelle du marché à cette époque, avant de le voir remonter au printemps. 

Le GBP a initialement réagi à la hausse à ces nouvelles, avant de retourner rapidement à son niveau de base.

Nous aurons aujourd'hui encore des nouvelles économiques en provenance de Norvège, les données du commerce extérieur, l'inflation dans la zone Euro ainsi que plusieurs discours de banquiers centraux en Europe .

Plus tard dans la journée, nous aurons aussi les ventes de produits manufacturés au Canada, les ventes de détails aux Etats-Unis et les stocks.

Enfin, Ben Bernanke devra aussi parler sur sa vision de la suite des événements économiques.

N'oubliez pas vos stops !