newsletter_icon.jpgLe marché des changes a surtout été pendu cette semaine aux lèvres du président de la BCE, Jean Claude Trichet, qui a annoncé jeudi un maintien des taux directeurs européens à 1%. Soulignant que les mesures de soutien économique ne sont que provisoires, il a également relevé à la hausse les prévisions de croissance pour la zone euro en 2010. Ces propos ont contribué à un repli de la paire EUR/USD jeudi avant que celle-ci ne se stabilise vendredi grâce aux chiffres du chômage américain. Ces derniers ont créé la surprise puisque le chômage aux Etats-Unis s'est inscrit à 10% contre 10,2% attendus par les analystes. Par ailleurs, les destructions d'emplois sont presque tombées au point mort, avec seulement 11 000 licenciements nets en novembre contre dix fois plus en octobre. Ces chiffres nettement meilleurs que prévus ont restauré la confiance des investisseurs et donné un nouveau souffle à l'appétit pour le risque sur le marché des changes.

Le discours de Jean Claude Trichet a eu un net impact sur l'évolution de la plupart des devises. Ainsi, la paire EUR/USD a connu un léger repli après que le président de la BCE ait souligné l'importance d'un dollar fort mais la paire se négociait toutefois en fin de semaine en hausse, aux alentours de 1,51 dollar contre moins de 1,50 dollar lundi. L'euro a également perdu du terrain face à la monnaie britannique, accusant une chute de plus de 0,4% vendredi. De son côté, le yen s'est replié face aux devises dites « matières premières » comme les dollars des antipodes ou le rand sud-africain. L'appétit pour le risque a en effet joué en faveur de ces devises. A titre d'exemple, la paire AUD/JPY a gagné plus de 4% sur la semaine, profitant notamment du relèvement des taux de la Banque de réserve australienne en début de semaine. Enfin, face au dollar américain, le yen commence à se rééquilibrer. Tout au long de la semaine, les responsables japonais se sont ouvertement inquiétés de l'appréciation de la devise nippone. Un communiqué de la Bank of Japan a notamment exprimé l'importance d'un yen faible pour la reprise de l'activité économique de l'archipel. Les investisseurs ont, semble-t-il, entendu ces appels puisque le yen a perdu plus de 3,8% face au dollar américain.

Pour conclure, le marché des matières premières continue de bien se porter cette semaine, l'or ayant atteint de nouveaux records avec un plus haut à 1226 dollars l'once. A l'inverse de l'or, le pétrole a connu une forte volatilité cette semaine, trébuchant mercredi à la suite d'inquiétudes concernant les stocks américains.