ocanie.jpgLe regain d'inquiétudes dans la zone euro concernant les finances du Portugal, de l'Espagne et la Grèce n'ont pas empêché les investisseurs du marché des changes de prendre des risques en Asie/Océanie.

Ce retour de l'appétit pour le risque dans les échanges asiatiques s'est répercuté aujourd'hui sur le taux de change du yen qui s'affichait notamment en baisse face au dollar américain. Les devises d'Asie du Sud-Est et d'Océanie ont, dans l'ensemble, profité des bons chiffres de l'emploi publiés en Australie.

Le dollar australien a fait un bond remarqué après que le Bureau des Statistiques australien ait annoncé une chute du chômage à 5,7% en novembre, contre 5,9% attendus par les analystes. Le taux de chômage en Australie était de 5,8% en octobre.

Le dollar néo-zélandais a également profité de ce mouvement d'embellie sur le marché, bien que la banque centrale ait décidé de laisser son principal taux d'intérêt inchangé à 2,5%, un plus bas historique. Le gouverneur de la Banque de Nouvelle-Zélande a toutefois donné des gages au marché en affirmant qu'un relèvement des taux devrait intervenir avant la fin du premier semestre de l'année prochaine. Le différentiel de taux existant entre le dollar néo-zélandais et le dollar australien, différentiel de taux peu coutumier puisque les deux banques centrales ont l'habitude de lier leur politique monétaire, offre d'importantes opportunités de gains pour les cambistes.

Enfin, plusieurs banques centrales doivent aujourd'hui se réunir pour décider de la suite des évènements. La Banque Nationale Suisse a ouvert le bal en laissant sa politique monétaire inchangée : ainsi, la marge de fluctuation du taux Libor reste comprise entre 0 et 0,75%. L'institut d'émission s'est montré par ailleurs beaucoup plus rassurant sur la reprise économique, tablant sur une croissance négative d'environ 1,5% en 2009 (contre 2% initialement) et une reprise comprise entre 0,5 et 1% pour l'année prochaine.

Les investisseurs suivront aussi avec intérêt la réunion de politique monétaire de la Banque d'Angleterre. Elle ne devrait pas modifier son programme de rachat d'actifs ni changer son taux directeur selon les analystes. Toutefois, elle pourrait annoncer l'injection de liquidités supplémentaires afin de relancer l'économie britannique.