newsletter_icon.jpgLa semaine qui vient de s'écouler sur le marché des devises fut marquée par un net rebond du billet vert face aux principales devises et des matières premières, notamment le pétrole. Face à l'euro, le dollar a gagné 1,86% et 1,85% face au yen. Les analystes s'attendent à ce que le prochain pallier de la paire USD/JPY s'établisse à 92 en raison des dernières annonces de la Banque du Japon et du rebond des marchés.

Depuis la publication des très bons chiffres de l'emploi américain début décembre, la devise américaine a opéré une remontée sur le marché des changes, au détriment de la monnaie unique européenne. L'optimisme qui a accompagné ces chiffres a pesé sur l'or qui a commencé une phase de repli tandis que les matières premières ont retrouvé un peu d'entrain.

La chute de la monnaie unique européenne s'est poursuivie cette semaine, l'euro perdant plus de 300 pips face au dollar, avec un plus bas à 1,43 dollar en fin de semaine. Les bons indicateurs macroéconomiques rendus public depuis lundi, à l'image du ZEW allemand ou de l'indice Ifo, n'ont pas porté les investisseurs sur les devises à risque et à fort rendement.

L'euro a été une nouvelle fois handicapé par les nouvelles venant de Grèce. En dépit du volontarisme affiché par le gouvernement, les marchés restent très sceptique sur sa capacité à juguler la crise financière dans lequel le pays s'enfonce. Ce pessimiste a d'ailleurs été conforté par la dégradation de la note de la Grèce par les principales agence de notation qui ont décidé de mettre le pays sous surveillance. Bien que les analystes ne s'attendent pas à une contagion à toute la zone euro, ils craignent toutefois que les déboires du pays pèsent à terme sur la dynamique de reprise qui est à l'oeuvre.

Enfin, la réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve Fédérale a constitué l'évènement majeur de cette fin d'année. Comme prévu, Ben Bernanke a estimé que le maintien des taux à un niveau relativement bas pour une longue période est nécessaire afin de résorber le chômage et de permettre à l'activité économique de pleinement se redresser. Les analystes s'attendent donc à ce que la Fed maitienne ses taux à un tel niveau jusqu'à au moins la fin du premier semestre 2010. Outre cette décision, la Fed a aussi dévoilé à la presse son calendrier de sortie de crise caractérisé par la fin de mesures exceptionnelles mises en place par l'institut d'émission au plus fort de la crise. Ce calendrier n'est toutefois pas fixe, comme l'a rappelé le communiqué, étant dépendant de l'évolution de la conjoncture.