newsletter_icon.jpgLes devises sans risque, comme le dollar américain et le yen, ont connu une semaine plutôt positive suite à l'annonce par la banque centrale de Chine de réduire ses activités de prêts aux entreprises dans le but d'éviter la progression d'une bulle spéculative. Ainsi, le dollar et le yen ont nettement progressé, notamment face à la monnaie unique européenne sur la semaine.

Outre l'annonce chinoise de ralentir l'activité bancaire, la confiance dans l'euro s'est détériorée en raison des craintes subsistant concernant la capacité de la Grèce à réduire son déficit budgétaire. Le refus de la Banque Centrale Européenne de venir en aide directement à la Grèce ou à n'importe quel autre pays de la zone euro en difficulté a refroidi les investisseurs alors que le gouvernement d'Athènes annonce depuis plusieurs semaines une batterie de mesures destinées à restaurer la santé financière du pays. De plus, la possibilité que les taux de la BCE restent bas durant une majeure partie de l'année, alors que l'hypothèse d'un relèvement précipité des taux de la Fed court toujours sur les marchés, hypothèque la capacité de rebond de la monnaie unique européenne assez durablement.

Le resserrement monétaire chinois a aussi eu un impact particulier sur les devises liées aux matières premières avec une nette baisse face au dollar américain des dollars australien et néo-zélandais. Ce resserrement monétaire décidé par Pékin devrait, selon les analystes, avoir un impact négatif sur la demande en matières premières du pays, pénalisant ainsi le retour à la croissance de ses fournisseurs en Océanie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Outre la Banque Centrale Européenne, plusieurs banques centrales ont tenu réunion cette semaine, faisant leur rentrée. C'est notamment le cas de la banque centrale turque qui a décidé de laisser son principal taux directeur inchangé à 6,5%, comme les analystes l'anticipaient. De son côté, la banque centrale du Danemark a décidé jeudi de baisser de 0,10 point de pourcentage son principal taux directeur, à 1,05%. Ainsi, le loyer de l'argent au Danemark se rapproche de plus en plus de celui de la zone euro qui est à 1%. En baissant de nouveau ses taux, la banque centrale escompte freiner la croissance record en devises étrangères et de rendre les taux d'intérêt danois moins attractifs pour les investisseurs étrangers. Ces derniers continuent en effet d'acheter des couronnes danoises car ils obtiennent de meilleurs taux d'intérêt que sur le marché euro.

Enfin, Brasilia, qui cherche toujours à freiner la devise du real brésilien face au billet vert, a pris une nouvelle mesure destinée à lutter contre l'envolée de sa devise. Selon le site d'informations Wansquare, le fonds souverain du pays devrait prochainement acquérir 9,2 milliards de dollars américains sur le marché des changes. Déjà, en octobre, le Brésil avait décidé d'imposer une taxe de 2% sur les capitaux étrangers entrant dans le pays afin de lutter contre la spéculation.