traders-londoniens-indemnises-par-les-assedic_1234905862.jpgLes marchés financiers mondiaux essuient toujours les répercussions du discours plutôt optimiste sur l'état de l'Union de Barack Obama et des commentaires de la Réserve Fédérale américaine.

Les marchés sont en fait un peu hésitant en ce milieu d'après-midi.

Dans un premier temps, un léger regain d'appétit pour le risque a pénalisé le dollar et le yen. Le ton optimiste de Barack Obama et le ton un peu plus restrictif adopté par la banque centrale américaine hier ont rassuré les marchés. A ces deux facteurs, il convient aussi d'ajouter l'effet positif des emprunts grecs sur le taux de change de la monnaie unique européenne. En effet, le fait que l'écart de rendement sur les emprunts de la Grèce ait cessé de se creuser pour le moment a permis à l'euro de reprendre quelques pips face au dollar. 

Toutefois, ce regain d'optimisme n'a pas duré puisque l'euro a repris un cycle baissier quelques heures plus tard, les difficultés de certains pays membres de la zone euro se rappelant au bon souvenir des investisseurs. Alors que le quotidien français « Le Monde » a évoqué la possibilité d'un plan d'aide pour la Grèce formulé par plusieurs pays de la zone euro, l'Allemagne a officiellement démenti cette rumeur, jugeant qu'aucun projet bilatéral ou mis en oeuvre par l'ensemble de la zone euro afin d'aider la Grèce n'est en discussion. Outre le cas de la Grèce, celui du Portugal éveille de plus en plus les inquiétudes, l'agence de notation Fitch ayant déclaré hier qu'il est probable que la note du pays soit prochainement dégradée.

L'aversion pour le risque a par ailleurs été alimentée cet après-midi par la publication de mauvais indicateurs macroéconomiques. En effet, les commandes de biens durables outre-Atlantique ont augmenté moins que prévu au mois de décembre. De plus, même si les inscriptions au chômage ont reculé lors de la semaine close le 23 janvier, cette baisse fut beaucoup moins importante que prévu après trois semaines de hausse. Ces données ont évidemment pesé sur le moral des investisseurs et la pérennité de la reprise économique aux Etats-Unis.

Sur le marché des matières premières, le baril de pétrole se maintenait toujours en dessous de 75 dollars en milieu d'après-midi. Il avait subi une importance baisse hier du fait de la publication d'un rapport mitigé rédigé par le Département à l'énergie américain. Ce rapport notait notamment que le marché pétrolier reste toujours sur-approvisionné, ce qui empêche un rebond du pétrole pour l'instant. Enfin, après avoir dépassé à Londres hier le seuil de 1090 dollars l'once, l'or a ouvert en légère baisse aujourd'hui en Europe.