commission_europenne.jpgSituation sur le marché des changes

Les autorités politiques d'Athènes sont finalement parvenues à rassurer le marché des changes en annonçant hier, à la veille de la décision de la Commission Européenne concernant le plan de redressement du budget présenté par la Grèce, de nouvelles mesures d'austérité. Ces mesures, adoptées sous la pression de Bruxelles, se résument à un gel total des salaires des fonctionnaires, au redressement de l'âge de la retraite et à une augmentation des taxes sur le carburant. Ces mesures, impopulaires en Grèce, sont toutefois jugées nécessaires par les analystes afin de redresser les finances du pays. Hier, un rapport de la Banque Centrale Européenne avait jugé impossible juridiquement un retrait de la Grèce de la zone euro ou de l'Union Européenne, mettant ainsi un terme aux scénarios les plus apocalyptiques évoqués depuis quelques semaines par les blogueurs et certains éditorialistes. Bien que la situation budgétaire des pays membres de la zone euro soit inquiétante, aucun éclatement de l'euroland n'est en vue.

Grâce au volontarisme affiché par la Grèce, la monnaie unique européenne a pu, aujourd'hui, dépasser le seuil psychologique de 1,40 dollar sur le marché des changes, le billet vert subissant les craintes des investisseurs à deux jours de la publication des chiffres de l'emploi et du chômage aux Etats-Unis pour le mois de janvier.

Toutefois, la capacité de rebond de l'euro a été limitée par la publication de l'indice composite PMI qui a révélé que la reprise de l'activité économique dans la zone euro se fait plus lentement que les mois précédents. En effet, l'indice PMI a chuté à 53,7 points en janvier contre 54,2 points en décembre.

Les décisions de politique monétaire

A la veille des décisions de politique monétaire de la BCE et de la BoE, les banques centrales de Roumanie et de Norvège ont réuni leur comité de politique monétaire. La banque centrale roumaine  a décidé aujourd'hui d'abaisser son taux directeur d'un demi point à 7%. Cette baisse des taux fut permise par une inflation très faible comparée à 2008 (4,74% en 2009 contre 6,3% en 2008). Après plusieurs années de croissance, le pays a connu une profonde récession, obligeant Bucarest à faire appel au FMI qui lui a accordé un prêt. Enfin, la banque centrale de Norvège a décidé de laisser son taux inchangé à 1,75%, après l'avoir relevé à deux reprises l'automne dernier.

Situation sur le marché des matières premières

L'affaiblissement du billet vert sur le marché des changes a permis au baril de pétrole de gagner du terrain. L'or noir a entamé, aujourd'hui, sa troisième séance de hausse consécutive, dépassant en début d'échanges le seuil de 77 dollars le baril. Toutefois, la prudence était palpable parmi les investisseurs, ces derniers attendant avec une certaine anxiété la publication des stocks pétroliers américains.