euribor.jpgSituation à la mi-journée sur le Forex

A la mi-journée, la monnaie unique européenne restait encore faible face au dollar sur le marché des changes. En début de matinée, vers 9h30 GMT, l'euro avait atteint un plus bas depuis le 22 juin dernier, à 1,3827 dollar.

Les nouvelles mesures annoncées mardi par les autorités grecques et la mise sous surveillance très étroite du pays par Bruxelles n'ont pas permis à l'euro de se maintenir au-dessus de 1,40 dollar. En effet, le déficit budgétaire de nombreux pays-membres continue de peser sur le moral des investisseurs et sur la vitalité de l'euro. Après le tour de la Grèce, c'est maintenant à la péninsule ibérique d'éveiller les inquiétudes des investisseurs. Le Premier ministre portugais s'est notamment emporté hier violemment contre les agences de notation financière qui sont accusées d'entretenir un climat délétère pesant sur le pays et son marché obligataire. De son côté, l'Espagne, qui est encore relativement épargnée par les attaques des agences de notation, a prévenu les investisseurs que son déficit devrait continuer de croître jusqu'en 2012, avant de régresser progressivement à partir de 2013. Bien qu'un risque d'implosion de la zone euro est écarté par tous les analystes, certains estiment que la Grèce voire les pays de la péninsule ibérique pourraient être contraints de faire appel à l'aide du FMI, à l'instar de l'Ukraine ou du Pakistan. Cependant, cette aide du FMI, bien que salutaire, pourrait écorner l'image et la confiance des investisseurs dans le pays.

Maintien des taux de la Banque d'Angleterre

En attendant la fin de la réunion de la Banque Centrale Européenne, les investisseurs ont pu apprécier les décisions prises par la Banque d'Angleterre. Sans surprise, le principal taux d'intérêt de la BoE est maintenu à 0,5% et le programme de rachat d'actifs n'évolue pas, restant à 200 milliards de livres. La banque centrale britannique souhaite en effet prendre son temps afin d'apprécier au mieux l'effet des mesures déjà prises pour redresser l'économie du pays. La livre sterling a peu bougé suite à l'annonce de cette décision qui correspondait aux attentes du marché.

Polémique entre la Chine et les Etats-Unis

L'offensive des Etats-Unis contre la Chine a été très mal appréciée par Pékin qui a rejeté aujourd'hui les accusations formulées par le Président Obama concernant le taux de change du yuan. Selon l'Institut Peterson pour l'économie internationale, la devise chinoise serait sous-évaluée de 40% par rapport au dollar. Immédiatement après les propos tenus par Barack Obama, le porte parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré lors d'un point presse que « le yuan est à un niveau proche du raisonnable et équilibré ». A chaque attaque des partenaires commerciaux de la Chine, Pékin réagit en tenant toujours le même discours. Les européens, en décembre dernier, ont déjà été confrontés à l'autisme des autorités chinoises.

Situation sur le marché des matières premières

La remontée du billet et la forte hausse des stocks de brut hebdomadaires américains ont pesé aujourd'hui pour la deuxième journée consécutive sur le cours du baril de pétrole. Ce dernier a notamment cédé 0,9% à 76,3 dollars à New York en début d'échanges.