newsletter_icon.jpgEn cette fin de semaine, l’Europe est toujours fragilisée par la situation budgétaire de la Grèce, poussant lors de la séance de vendredi la monnaie unique européenne à un plus bas niveau depuis près de neuf mois. Sur la semaine, l’euro n’a perdu qu’une trentaine de pips face au billet vert mais la devise a connu toutefois de très fortes variations, finissant la semaine en dessous de 1,36 dollar. La mobilisation des Etats européens pour sauver la Grèce a soulevé quelques espoirs mais qui se sont avérés éphémères. En effet, pour le moment, nul ne sait encore les modalités de l’aide au gouvernement d’Athènes. De plus, les déficits conséquents du Portugal et de l’Espagne continuent d’éveiller les inquiétudes des investisseurs qui cherchent surtout à se décharger de leurs avoirs libellés en euros.

Le dollar et le yen ont suivi une pente ascendante cette semaine face à la monnaie unique européenne, profitant largement des déboires budgétaires de la Grèce et d’un regain d’aversion pour le risque causé par la décision des autorités chinoises de relever le ratio de réserves des banques afin d’éviter une surchauffe de l’économie. La journée de mercredi fut marquée par le discours de Ben Bernanke qui avait pour objet de faire le point des différentes mesures prises par la Fed pour contrer la crise. Ben Bernanke a réitéré la nécessité de taux relativement bas mais il a ouvert une porte en affirmant qu’il sera possible de rehausser le taux d’escompte prochainement. C’est le taux auquel les banques américaines empruntent à la banque centrale.

Les autres devises, en dépit de la volatilité ambiante sur le marché des changes, ont enregistré de bonnes performances. Après un début de semaine plutôt difficile, la livre sterling a connu un net rebond, gagnant 150 pips depuis jeudi face à l’euro. Les devises liées aux matières premières ont aussi connu une bonne semaine. Depuis lundi, le dollar australien, qui a profité de la baisse du taux de chômage et de la forte progression du prix de l’or, a gagné près de 2,7% face au billet vert.

La semaine prochaine sera marquée par la publication de plusieurs indicateurs macroéconomiques dont la publication de l’indice ZEW et de l’inflation outre-Manche mardi et les chiffres de l’inflation aux USA vendredi. La Grèce et la péninsule ibérique devraient encore être au cœur des préoccupations des investisseurs.