goldman.jpgGoldman Sachs est de nouveau pointée du doigt en ce début d’année ! Cette fois-ci, il n’est pas question de bonus – le dirigeant de la célèbre banque d’affaires de Wall Street ayant préféré jouer profil bas en s’attribuant un maigre bonus de 9 millions de dollars pour 2009. En fait, il est question de créativité ! En effet, selon le Spiegel, la banque américaine aurait fait preuve de beaucoup de créativité pour présenter les comptes de la Grèce. Cette information a été immédiatement reprise par le New York Times puis Les Echos en France.

Avec l’aide d’instruments développés par JP Morgan Chase et d’autres célèbres banques de Wall Street, Goldman Sachs aurait aidé Athènes à dissimuler l’ampleur de sa dette et de son déficit. Par le biais de swaps de devises, un montage aurait été mis au point par la banque dès 2001. Ce montage aurait ainsi permis au gouvernement grec d’emprunter plusieurs milliards d’euros. Goldman Sachs n’est pas accusée d’être à l’origine des déboires de la Grèce. Non ! Seuls les différents gouvernements qui se sont succédés à Athènes sont responsables de ces déboires. Toutefois, la banque est complice puisqu’elle a permis au pays d’emprunter au-delà de ses moyens en trompant les investisseurs. Cependant, comme le rappelle le New York Times, tout cela s’est produit « à travers des opérations parfaitement légales ».

Dernier rebondissement en date : alors que Goldman Sachs a complaisamment aidé Athènes, le gouvernement actuel lui retombe dessus en l’accusant d’avoir massivement investi en « credit default swaps » en pariant sur un défaut de paiement de la Grèce. L’image de Goldman Sachs apparait de plus en plus écornée dans le paysage financier et économique.