ben_bernanke_2.jpg- De meilleurs résultats américains que prévus soutiennent l'appétit du risque – les actions américaine et les rendements obligataires ont réagi à la hausse.

- Les protocoles de la Fed parlent de ventes d'avoirs et de monter de taux de discount.

- La Banque centrale japonaise (BoJ) laisse sans changement sa politique d'achats et de prêts obligataires.

- L'Euro s'est à nouveau affaibli avec la paire EUR/USD se traitant non loin de son niveau le plus bas depuis près de huit mois.

La situation sur le marché

Le marché action américain a terminé hier soir avec une nouvelle session de hausse. Les chiffres économiques qui ont été publiés hier ont montré que l'activité immobilière était en meilleur état que ce que l'on attendait et la production industrielle a cru très rapidement en janvier. En sus de tout cela, les bons revenus des entreprises ont soutenu l'appétit du risque.
Après une très forte hausse hier, les marchés asiatiques et européens sont en légère phase de consolidation ce matin, avec une légère baisse sur la plupart des marchés.

La hausse de l'appétit du risque a poussé les rendements obligataires américains à la hausse. Les rendements ont été aussi soutenu par les protocoles de la Fed, qui ont révélé que certains membres du Directoire de la Fed veulent commencer un programme de vente d'avoir « dans l'avenir proche », bien que la majorité voudrait repousser un tel programme à plus tard, après le début de la relevée des taux, une fois que la reprise aura été consolidée. Les protocoles ont aussi confirmé la déclaration de Bernanke de la semaine dernière, selon laquelle une augmentation du taux de discount et un retour au prêt « overnight » est souhaitable le plus vite possible.

La Banque du Japon (BoJ) a décidé de ne rien changer à sa politique, à la fois en matière de prêt et de taux d'intérêt.

Aujourd'hui, on attend des nouvelles sur les fronts de l'inflation et de l'activité économique générale. On n'attend pas de grands changements ou de grandes surprises, et donc l'impact sur les marchés devrait être limité. Ceci dit, les chiffres des prix des importations aux Etats-Unis ont surpris vers le haut et le marché regardera donc avec attention les prix du « Core PPI ».

On attend aussi les chiffres de la Fed de Philadelphie, qui devraient confirmer la reprise de la production industrielle. Enfin, les derniers chiffres du chômage vont être publiés, mais ils devraient être exceptionnels, au vu de la tempête de la semaine dernière.

Sur le marché des devises, l'Euro a reculé face à toutes les devises principales. L'USD a été soutenu par le ton plus légèrement plus agressif de la Fed et la paire se traite en ce moment en-dessous de 1.36, et elle va aller titiller son support le plus récent à 1.3532.

La conclusion des développements de ces dernières semaines fait néanmoins penser que la baisse de la paire n'est pas due uniquement aux problèmes grecs, mais aussi à des questions fondamentales, qui font que l'économie américaine est plus forte relativement en ce moment que l'économie européenne.

De même, il semble que la Fed remontera ses taux plus vite que la BCE, ce qui est compréhensible au vu du niveau de ceux-ci. Cela poussera néanmoins la paire vers le bas. Du point de vue technique, le prochain support, en dessous de 1.3532, est à trouver à 1.3422.

Le JPY a fait exception et s'est renforcé, suite à l'annonce de la BoJ. Les devises scandinaves, le NOK et le SEK, sont restées stables. L'EUR/NOK a continué sa baisse et nous ne sommes plus très loin de passer sous le niveau psychologique de 8.00.

Le CHF continue à être largement lié à l'EUR, bien qu'il soit tout de même passé en quelques semaines de 1.51 à 1.47. Au vu de l'affaiblissement de la monnaie unique dans le monde, ce mouvement reste malgré tout très modeste.

N'oubliez pas vos stops!