fed-tampon.gif- De mauvaises nouvelles sur la confiance des consommateurs aux Etats-Unis ont poussé les marchés à la baisse hier.  

- La chute de l'appétit du risque s'est propagée aux marchés asiatiques.

- Sur le marché des devises, l'USD et le JPY ont été les principaux bénéficiaires de la tendance des marchés.

Les marchés actions américains ont réagi hier soir négativement aux chiffres sur la confiance des consommateurs, qui ont déçu les attentes du marché. Ce chiffre est tombé à son plus bas niveau depuis avril 2009, ce qui est un reflet des vues des consommateurs sur les conditions du marché des affaires.

La détérioration de la confiance a aussi été poussé par la faiblesse du marché de l'emploi, qui est toujours le chaînon manquant de la reprise de l'économie américaine. Vu l'importance de la dépense du consommateur américain pour la croissance, les marchés ont vu ces chiffres de manière très négative et le S&P a perdu 1.2%, sous l'impulsion des financières.  Nous sommes toujours en-dessous du fameux point de 1121 points sur l'indice, qui a une importance technique fondamentale pour envisager une poursuite de la hausse. Sinon, si l'indice casse le niveau de 1085 points à la baisse, on pourrait repartir en chute libre, peut-être jusqu'en dessous de 1'000 points. 

La baisse de l'appétit du risque s'est poursuivi sur les marchés asiatiques, où presque tous les marchés ont fini en baisse. Le Nikkei a terminé en forte baisse, de presque 1.5%, et le Hang Seng a fini avec  une perte de 0.75%.

Ce matin, les marchés moyen-orientaux et européens sont aussi en baisse significative.

Sur les marchés des devises, les nouvelles de hier se sont traduits en soutien pour le billet vert. Bien que le mouvement à la baisse de hier sur la paire EUR/USD est arrivé suite aux piètres résultats de l'indice Ifo, la réaction démontre que la corrélation négative entre le sentiment du risque et le comportement de l'USD reste actuelle. Cette corrélation a connu des hauts et des bas depuis le mois de novembre, mais la réalité montre qu'elle n'a donc pas disparu.

La baisse du prix des matières premières, avec un baril de nouveau en-dessous de 80 USD, a aussi érodé le soutien aux autres devises du bloc du dollar, même si les devises scandinaves se tiennent bien face à l'EUR, qui reste relativement faible.

Vers les prochains jours de trading, on peut dire que la tendance à la baisse de la paire EUR/USD devrait se poursuivre, bien que des chiffres économiques surprenant peuvent toujours changer les choses. En particulier, des bonnes nouvelles de l'Euroland pourraient engendrer une correction. Il s'ensuit qu'en leur absence, le momentum devrait rester à la baisse.


Techniquement, un très fort support est à trouver à 1.3422 et à 1.3342, alors que 1.3555 représente un niveau important de résistance.


Face au CHF, l'USD garde sa tendance à la hausse, aux alentours de 1.0824. Le CHF reste d'ailleurs une monnaie liée d'abord à l'Euro, même s'il s'est aussi aussi renforcé face à la monnaie unique dans le contexte des problèmes grecs.    

On attend aujourd'hui le témoignage de Bernanke devant le Congrès à l'occasion du rapport semi-annuel de la Fed .

Bernanke devrait être prudent sur l'état de l'économie des Etats-Unis. Tout en reconnaissant l'amélioration de l'économie nationale, il mettra l'accent sur la poursuite de l'incertitude et répétera que les taux resteront bas pour une longue période. Il rappellera aussi que la décision de la semaine dernière concernant  le taux d'escompte des banques est une décision séparée de celle de la hausse des taux d'intérêts.

Le marché a déjà inclus dans le prix de l'EUR/USD notre présente analyse et donc une surprise devrait envoyer l'USD à la hausse.

On attend aussi les chiffres de ventes de nouvelles maisons aux Etats-Unis. 

Sur les monnaies scandinaves, la paire EUR/SEK a un fort soutien à 9.80 et avec la situation sur les marchés actions, on s'attend à une possible hausse de la paire EUR/SEK.

N'oubliez pas vos stops !