banque_centrale_europ_4845b.jpgAujourd’hui, nous voulons vous montrer un peu plus en profondeur comment se déroule l’analyse économique et monétaire de la BCE, qui est à la base de prise de décision concernant les taux d’intérêts, ce qui a bien entendu une influence importante sur le taux de change de l’EUR face aux autres devises, dans la mesure ou bien évidemment, un taux plus élevé encourage les investisseurs à investir dans la devise et donc à pousser le cours à la hausse. 

L’analyse monétaire des pays de l’Euroland ne donne aucun signal de création de bulles ou d’inflation, ce qui ne donne aucune raison à la BCE de lever ses taux dans le futur proche.

Les taux de croissance annuels ne sont pas très intéressants comme points d’inflexion et la BCE semble être plus intéressée en ce moment par l’étude des flux mensuels de prêts.

Ces flux confirment que le crédit ne coule toujours pas vers le secteur privé. Il semble y avoir tout de même quelques indications que les prêts hypothécaires se reprennent quelque peu.

La croissance annuelle des prêts au secteur privé est en baisse, passant de -0.1% à -0.6% en rythme annuel. La quantité de prêts existants au secteur privé en janvier a donc légèrement baissé après deux mois de hausse, et le niveau actuel est encore au dessus de celui de novembre.

L’analyse monétaire n’est pas très réconfortante pour la BCE avant la prochaine réunion du Conseil de Direction de la Banque centrale, la semaine prochaine. Nous nous attendons à voir la BCE poursuivre son attitude monétaire conciliante.

La croissance annuelle de la masse monétaire M3 s’est améliorée de -0.3% en décembre à 0.1% en janvier alors que la croissance de la masse M1 est passée de 12.3% à 11.5%, surtout à cause d’un effet de base.

Les flux mensuels sont positifs généralement depuis le mois de mai dernier, bien qu’ils aient baissé du niveau de 15 milliards d’EUR en décembre à 11 milliards en janvier.

Ce chiffre est surtout le résultat des prêts hypothécaires pour l’achat de maisons, qui ont montré un flux de 9 milliards d’EUR en janvier, en baisse depuis le niveau de 19 milliards d’EUR en décembre. D’autres types de prêts sont en hausse, alors que les crédits à la consommation sont en baisse. 

Les prêts aux sociétés non-financières ont continué à baisser, du niveau de 19 milliards d’Euros en décembre à 6 milliards en janvier. La BCE n’est pas très contente de cette situation mais Trichet avait déjà dit dans le passé que cette composante tendait à être en retard sur le reste des indicateurs économiques.

Bref, sur la base de cette analyse, on ne devrait pas avoir de hausse de taux d’intérêts sur l’EUR, ni maintenant ni dans le futur proche. Ceci dit, la BCE veut éviter la création de nouvelles bulles et donc en fin de compte, ces taux monteront, bien qu’il faudra quand même attendre une plus haute conjoncture économique, d’ici peut-être six mois.

N’oubliez pas vos stops!