banque_dangleterre.jpgEn ce milieu d’après-midi, le calme était plutôt de rigueur sur le marché des changes. Les devises évoluent peu après le maintien inchangé des taux par la BCE et la BoE, comme prévu par les analystes. Le dollar australien continue toutefois sa percée, attirant de plus en plus les investisseurs à la recherche de bénéfices.

La BCE et la BoE n’ont pas surpris les places financières aujourd’hui en misant sur le statu quo. Les investisseurs guetteront toutefois, comme à l’accoutumée, la conférence de presse de Jean Claude Trichet afin d’avoir plus d’informations concernant la stratégie de Francfort. Toutefois, aucune remontée prochaine des taux n’est attendue par les économistes.

En fait, c’est surtout la situation en Grèce qui continue d’influer sur l’évolution de la monnaie unique européenne sur le marché des changes. Après l’engouement de la veille lié à l’annonce de mesures supplémentaires par Athènes, l’euro a repris son cycle baissier aujourd’hui. De plus en plus d’analystes considèrent qu’une sortie prochaine de la crise de la Grèce, en conformité avec le calendrier présenté par le gouvernement, est absurde. Demain, le Premier ministre grec doit rencontrer la Chancelière Angela Merkel à Berlin afin de discuter d’un éventuel plan d’aide au pays. Toutefois, le gouvernement allemand s’efforce à calmer l’opinion publique du pays, qui est majoritairement contre une aide financière à la Grèce, en affirmant régulièrement qu’Athènes doit résoudre ses problèmes budgétaires par lui-même.

Le statu quo de la BoE a permis à la livre sterling de poursuivre sur sa hausse après un début de semaine catastrophique. Toutefois, la devise britannique ne réussit pas à regagner le terrain perdu face à l’euro et au dollar.

Le dollar s’affiche en hausse aujourd’hui mais est sous pression à l’approche des chiffres du chômage qui doivent être publié demain. A priori, le marché des changes devrait connaître des mouvements plus importants demain en raison de ces chiffres. Les analystes sont toutefois confiants, soulignant un recul plus important que prévu du nombre de nouveaux chômeurs au cours de la semaine close le 27 février.

Deux jours après son plus haut historique face à l’euro, le dollar australien continue son renforcement, profitant de la récente hausse des taux décidée par le chef de la banque centrale australienne Stevens. Le dynamisme de l’économie australienne, qui repose largement sur les matières premières, autorise le pays à envisager une bonne croissance cette année. La santé du groupe australien BHP Biliton, premier groupe mondial de l’industrie minière, témoigne d’ailleurs du dynamisme de l’économie du pays. Au second semestre 2009, le groupe a enregistré plus de 6 milliards de dollars de bénéfices. De plus, le dollar australien capitalise aussi sur un chômage faible endigué en dessous de 6% et sur des finances publiques saines, la dette n’atteignant que 18% du PIB.

Enfin, bonne nouvelle pour la Banque Nationale Suisse qui a renoué avec les bénéfices en 2009 grâce à la hausse du prix de l’or et l’appréciation des devises.