newsletter_icon.jpgLes réunions des principales banques centrales  occidentales ont marqué la semaine de trading sur le marché des changes. Sans surprise, la BCE et la BoE ont opté pour le maintien des politiques monétaires déjà en place, qui a eu peu d’influence sur le cours de l’euro et de la livre sterling.

La monnaie unique européenne a accumulé les mauvaises performances cette semaine, notamment face au yen et au dollar. En dépit de l’accord concernant le plan de sauvetage de la Grèce entre l’UE et le FMI, le cas de la Grèce continue de peser sur l’euro. Des rumeurs ont circulé cette semaine au sujet d’une tentative d’Athènes de renégocier l’accord, rumeur qui a été immédiatement démentie. Pour autant, l’impact fut conséquent sur le taux de change de l’euro. Ce mouvement souligne à quel point les investisseurs sont encore frileux lorsqu’il s’agit de la zone euro. De plus, les données macroéconomiques qui furent publiées cette semaine n’ont pas vraiment arrangé les affaires de la monnaie unique européenne en soulignant que la situation dans l’euroland est encore contrastée.

Le dollar américain a commencé la semaine plutôt en baisse suite à la publication du compte rendu de la Fed, dans lequel les membres du comité de politique monétaire ont rappelé que les taux ne devraient pas augmenter avant longtemps. Désillusion du côté des investisseurs même si peu d’analystes escomptent une prochaine remontée des taux. Cette information a toutefois profité au dollar canadien qui a passé la parité avec le billet vert et aussi au dollar australien qui profite amplement du différentiel de taux d’intérêt entre les Etats-Unis et le continent australien. A partir de mercredi, le dollar s’est toutefois repris sur le marché des changes à la faveur d’un regain d’aversion pour le risque principalement causé par la Grèce.

La Banque du Japon a également opté pour le statu quo cette semaine, en s’inquiétant notamment de la déflation qui frappe l’archipel. Le yen est parvenu à s’affirmer en début de semaine face à l’euro avant de reculer une fois le discours de Jean Claude Trichet effectué. Le gouverneur de la BCE a, semble-t-il, quelque peu rassuré les investisseurs sans toutefois réussir à les convaincre qu’un risque de faillite de la Grèce est écarté.

Par ailleurs, de nouvelles rumeurs concernant une réévaluation du yuan circulent sur le marché des changes. Il convient cependant d’être très prudent à ce sujet car les investisseurs ont déjà, par le passé, été déçus.