shekel.jpgLa Banque d’Israël a rendu son dernier rapport récemment sur l’état et les perspectives de l’économie israélienne. La banque centrale israélienne est le premier pays développé à avoir relevé ses taux cet été, hausse permise par la bonne santé de l’économie israélienne par rapport aux économies américaine et de la zone euro. Comparé aux autres devises émergentes, le shekel s’est nettement mieux attendu sur le marché des changes et a entamé une phase d’appréciation face au billet vert depuis le début de l’année.

Le dernier rapport de la Banque d’Israël, qui adresse de nombreuses recommandations, pointe notamment du doigt la trop forte concentration de l’économie israélienne aux mains d’un petit nombre de grandes familles ce qui créé une situation monopolistique sur certains segments de marché. Une telle situation est évidemment inquiétante à maints regards, notamment car elle est contraire à la concurrence et car elle pourrait obliger l’Etat en cas de risque de faillite à intervenir afin d’éviter un risque systémique. Un tel souci est d’ailleurs à l’heure actuelle évoquée au Congrès américain dans le cadre d’un projet de loi de régulation bancaire. Le rapport de la Banque d’Israël fait notamment aux récents déboires financiers du consortium Africa-Israel qui a été malmené récemment à la Bourse de Tel Aviv. Afin de réduire cette concentration monopolistique de l’économie israélienne, l’une des recommandations de l’institution est d’émettre un «impôt sur les dividendes » qui sont réalisés lors du transfert de capitaux entre sociétés.

Enfin, une fois n’est pas coutume, le rapport de la banque centrale s’inquiète de l’état du secteur immobilier. En dépit de la hausse continue des prix de l’immobilier depuis deux ans, une bulle ne s’est pas formée mais un tel risque n’est pas écartée dans le futur, surtout si cette hausse se poursuit en 2010. Elle pourrait alors peser sur le rétablissement de l’économie israélienne, voire à terme influer négativement sur l’évolution du taux de change de la devise israélienne vis-à-vis du dollar et de l’euro.