newsletter_big.jpgSur le forex :

Descente aux enfers pour de nombreuses devises du marché des changes. L’euro a évidemment atteint les tréfonds aujourd’hui, descendant à son plus bas niveau depuis quatre ans dans la nuit de mardi à mercredi, à 1,2140 dollar pour un euro. Toutefois, la monnaie unique européenne, qui a connu une très forte volatilité toute la semaine, a réussi à remonter la pente à partir de mercredi, parvenant à dépasser le seuil de 1,26 dollar vendredi. Cette hausse de l’euro est surtout l’effet d’une rumeur infondée d’intervention concertée de la Banque Centrale Européenne et d’autres banques centrales (Fed, BoE notamment) afin de soutenir l’euro.

La monnaie unique européenne n’a cependant pas profité des différentes données macroéconomiques publiées cette semaine qui sont plutôt contrastées. Ainsi, le PIB allemand est ressorti en hausse de 0,2% au premier trimestre mais l’indice Ifo a affiché une légère baisse, soulignant les doutes des chefs d’entreprise allemands sur les perspectives économiques. Ces doutes pourraient avoir un impact net sur la production outre-Rhin à l’avenir. Afin de soutenir l’euro, Berlin planifie en ce moment la limitation du déficit au niveau européen. Toutefois, il n’est pas sûr que cette nouvelle soit bien accueillie par les partenaires de l’Allemagne.


Le yen a également connu une semaine très agitée, s’effondrant totalement face au dollar alors que les chiffres japonais publiés cette semaine n’ont pas rassuré les investisseurs. Face à un euro affaibli, le yen a toutefois parfaitement joué son statut de valeur refuge ce qui a évidemment beaucoup inquiété les autorités nippones. Ainsi, le ministre des finances japonais a annoncé, comme d’habitude, que le gouvernement est prêt à intervenir sur le marché afin d’éviter une hausse excessive du yen. Un tel discours entre tout à fait dans la ligne politique de Tokyo qui cherche à tout prix à conserver sa compétitivité à l’international grâce à un yen faible.

Du fait de la forte aversion pour le risque et de la baisse du prix du baril de pétrole, les devises exotiques ont enclenché face au dollar une phase de dépréciation très nette qui concerne notamment les dollars australien et canadien et le real brésilien. Toutefois, les investisseurs continuent de miser sur ces devises, spécifiquement le dollar australien, face à l’euro.

Les matières premières :

L’aversion pour le risque a, dans un premier temps, nettement profité aux métaux précieux cette semaine mais la forte volatilité qui règne sur les marchés financiers a progressivement pesé sur le cours des matières premières.

Du fait de la forte chute de l’euro, les investisseurs ont instinctivement décidé de miser sur l’once d’or qui a atteint un nouveau sommet cette semaine à plus de 1000 euros, confirmant une progression de plus de 32% depuis le mois de janvier. Cependant, l’once d’or s’est ensuite repliée du fait de prises de bénéfices et de la volatilité ambiante sur les marchés financiers.

Conseil d’investissement :

L’ambiante générale qui règne sur les places financières incite évidemment à la prudence. En dépit d’un repli en fin de semaine, les investisseurs peuvent continuer à miser sur l’or qui demeure une valeur sûre en cette période d’incertitude. Outre la dette de nombreux Etats, la lenteur de la reprise économique dans de nombreux pays incite à la prudence. Les devises exotiques peuvent aussi réserver des surprises car, bien qu’elles chutent face au billet vert, elles continuent leur phase haussière face à l’euro. Il y a donc un bon potentiel de gains à ce niveau-là sur le court terme.