dollars_-_the_most_best.jpgComme les choses changent vite sur les marchés financiers… il y a seulement six mois, le dollar semblait être voué aux gémonies par les investisseurs, s’écrasant face à toutes les monnaies principales. Aujourd’hui, c’est la force du dollar qui semble commencé à poser un problème pour certains secteurs de l’économie américaine. En effet, l’indice dollar a touché son plus haut niveau depuis mars 2009 !

En effet, en dépit de sa baisse vendredi, en résumé hebdomadaire, le billet vert s’est apprécié face à toutes les devises principales, à l’exception du Yen, et ce, alors que les marchés actions et les matières premières ont enregistré des pertes importantes sur la semaine, bien que vendredi a donc été une session positive. Le S&P500 a pris 16.10 points pour arriver au niveau de 1,087.69 points.

L’Euro a de son côté terminé sa première semaine positive en six semaines, après que la Chambre basse du Parlement allemand, le Bundestag, ait approuvé le plan d’aide à la Grèce.

Le GBP, qui était clairement en territoire survendu, a repris un peu de couleurs, en dépit de l’énorme déficit budgétaire anglais. L’AUD est remonté pour la première fois en six jours, alors que le CAD a été soutenu par de fortes ventes de détails ainsi que par une inflation à la limite supérieure de l’objectif de la Banque du Canada, qui est de 2%.

Pour revenir une seconde sur le dollar, il est clair qu’un dollar fort accroit la pression déflationniste aux Etats-Unis et en Chine, dont la monnaie est liée au dollar. Une devise qui s’apprécie créé des pressions déflationnistes, ce qui est inquiétant dans une économie endettée jusqu’au coup à la fois dans son secteur public et son secteur privé, puisque le poids relatif de la dette augmente. 

En 2008, l’appréciation du dollar a été l’un des facteurs de la chute des marchés puisque la valeur réelle des avoirs avait beaucoup monté. Ce n’est pas un hasard si le niveau le plus haut du dollar en mars 2009 a coïncidé avec le niveau le plus bas des marchés actions. D’un autre côté, la chute du dollar, qui a commencé en mars 2009, a permis de dévaluer la valeur réelle de la dette, et a été un bon signe pour l’économie américaine. Depuis décembre dernier, en revanche, la réévaluation du dollar met à nouveau la pression sur les marchés, malgré le découplage entre le dollar et le marché des actions qui s’est produit entre décembre et avril. Le niveau de l’indice dollar semble être maintenant si élevé qu’il redevient inquiétant, donc un facteur sur les marchés. 

En fait, on peut voir cette appréciation du billet vert comme une sorte de resserrage monétaire qui menace la reprise économique et la poursuite de la hausse des marchés.

L’indice dollar a des résistances importantes dans la région des 87 et des 89, alors que le S&P500 a une importante résistance à 1050. Si ces supports sont cassés à la baisse, on peut s’attendre à une mauvaise passé pour l’économie américaine.

Bref, tout cela n’est pas très joyeux et on risque fort de se diriger à nouveau vers une crise. Il faut donc redoubler de prudence, rester sur le marché du forex, et être plus que jamais discipliné avec ses stops !!!