drapeu_europeen.jpgSuite à la tendance négative sur les marchés actions américains et asiatiques, les marchés actions européens sont en baisse marquée ce matin et en début d’après-midi. Ces baisses sont à mettre en parallèle avec l’élargissement du spread des obligations souveraines, en particulier les espagnoles, qui atteignent des records.

En Allemagne, le Parlement a prolongé l’interdiction de vendre des actions short et l’a élargi à toutes les actions. De son côté, le Ministre des finances, Schauble, a déclaré que les déficits fiscaux étaient la cause principale de la crise financière et a dit que l’imposition de nouvelles règles était urgente.

Aux Emirats Arabes Unis, le Ministre du pétrole, Hamli, a dit que le prix du pétrole était raisonnable et qu’il n’y avait pas de pénurie de marchandise dans le domaine. Il a néanmoins prévenu que la crise de la dette souveraine aurait des conséquences sur le prix.

En Europe, le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a réitéré son opinion selon laquelle l’euro était une devise forte et crédible, alors qu’en Pologne, le directeur de la Banque centrale, Glapinski, a annoncé que celle-ci devrait probablement commencer à relever ses taux à la fin de l‘année ou au début de l’année prochaine.

En France, la Ministre des Finances, Lagarde, a dit que l’Union européenne devrait accélérer l’émission de nouvelles règles concernant les CDS. Elle a ajouté que ce sujet devrait être discuté plus tard dans la semaine au sommet du G20 en Corée du Sud, tout en mettant en garde que bien que la consolidation budgétaire soit impérative, il fallait faire attention de ne pas porter atteinte à la croissance.

Toujours avant ce sommet du G20, une nouvelle importante est sortie, de nature à calmer les esprits des investisseurs sur l’avenir de la monnaie unique : les banques centrales du Brésil, de l’Inde, de la Russie, du Japon et de la Corée du Sud ont dit qu’ils allaient continuer à investir en euros, au vu du manque d’alternatives disponibles.

On se demande tout de même où la gentille ministre vit, alors que cette crise a une nouvelle fois démontré que les pays qui s’en sont le mieux sortis sont ceux qui ont conservé une attitude fiscale responsable et ne se sont pas lancés dans de grandes dépenses populistes de type « programmes de relance ».

Au Brésil, le Ministre des Finances, Mantega, a dit que le Brésil a été la principale victime de la tendance du dollar faible et du Rial fort.

En Chine, on parle de plus en plus d’une prochaine réévaluation du Yuan, qui pourrait contribuer à la stabilité globale du marché des devises. En réalité, il s’agit certainement d’une concession destinée à apaiser les Américains, mais celle-ci sera probablement de nature à profiter au public chinois, en lui donnant plus de pouvoir d’achat.

Sur le marché des changes, la session est toujours lourdement influencée par la crise de la dette souveraine, avec de nouvelles rumeurs concernant le Portugal, qui aurait de nouveau délayé le vote sur les mesures d’austérité.

La paire EUR/USD est retournée au-dessus du seuil des 1.22 et ne casse pour l’instant toujours pas la résistance de 1.2143. Les nouvelles dont nous avons parlé ont donc dans l’ensemble un effet plutôt neutre sur le marché, ce qui peut déjà être interprété comme étant une bonne nouvelle pour l’euro.

Sur le front de la paire USD/JPY, on reste toujours aux environ des 91.90, à l’approche du début de la session américaine. Rien de spécial à signaler de ce côté-la, où la stabilité prime.

N’oubliez pas vos stops !