newsletter_big.jpgLe début de semaine sur le marché des changes fut plutôt calme en raison de la fermeture de Wall Street et des marchés américains au lendemain de la fête nationale. Cependant, dès mardi, les principales bourses mondiales ont opéré une correction par rapport à la semaine précédente, s’engouffrant dans le vert à la faveur de bonnes surprises du côté du secteur bancaire et de la publication de bons indicateurs macroéconomiques.

La semaine précédente, les marchés financiers mondiaux ont été plombés très nettement par les craintes d’une nouvelle récession aux Etats-Unis et d’un ralentissement de la reprise en Chine. Ces craintes avaient même eu pour conséquence de reléguer au second plan la crise de la dette souverain des Etats européens.

Cependant, plusieurs signes ont plaidé pour l’apaisement ce qui a permis aux investisseurs de se replier sur les valeurs jugées à risque. D’abord, plusieurs indicateurs macroéconomiques ont redonné le sourire aux cambistes, à commencer par les chiffres de la production industrielle au Royaume-Uni et en Allemagne et les chiffres de l’emploi. Les données communiquées sur le front de l’emploi cette semaine par les Etats-Unis et surtout l’Australie ont renforcé l’appétit pour le risque et poussé les devises matières premières, comme l’aussie, vers de nouveaux sommets. Le marché de l’emploi en Australie semble clairement se conformer aux attentes des experts tandis que la situation aux Etats-Unis reste toutefois plus compliquée. Les principales organisations internationales soulignent toutefois que le chômage a certainement atteint un pic et qu’il devrait commencer à décroître. Les marchés financiers attendent de voir maintenant.

Ce climat a favorisé la remontée de la monnaie unique européenne qui a dépassé hier le seuil de 1.27 dollar, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis deux mois. Le statu quo observé par la BCE et surtout les propos tenus par Jean Claude Trichet lors de sa traditionnelle conférence de presse ont donné des ailes à la monnaie unique européenne. Ce dernier a affirmé que le risque de récession est écarté dans la zone euro et que les marchés financiers ont tort de prédire le pire pour certains Etats membres sur le terrain de la dette souveraine. Il a enfin annoncé la publication des tests de résistance des principales banques européennes le 23 juillet prochain. Selon de nombreux observateurs, ces tests pourraient s’avérer meilleurs que prévu.

La baisse de l’indice PMI du Royaume-Uni a été contrebalancée par le statu quo de la Banque d’Angleterre et le maintien de son plan de rachat d’obligations ce qui a même permis au cable de progresser substantiellement lors de la séance de jeudi.

Les valeurs refuge ont connu une semaine moins bonne que prévu. Le franc suisse a subi de plein fouet l’optimisme ambiant et surtout la publication du mauvais chiffre des prix à la consommation tandis que le yen a sauvé la face grâce à l’annonce d’une hausse des achats d’emprunts japonais par la Chine entre janvier et début avril 2010. Dans ce contexte, l’once d’or a perdu du terrain, accusant une chute de 15% sur la semaine.

La semaine prochaine sera marquée dès lundi par l’émission de 1.25 milliard d’euros de bons du Trésor grec à six mois ce qui devrait constituer un test important pour les marchés financiers. Aujourd’hui, le ministre des Finances grec a voulu relativiser cet évènement, affirmant qu’ « il s’agit d’une gestion normale de la dette publique ».



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