fed120pixel.jpg- En dépit de la baisse des prévisions de croissance et de chômage par la Fed hier, Wall Street a clôturé en légère hausse, le Dow Jones progressant de 0,04% tandis que le Nasdaq gagnait 0,34%.

- La chute des stocks de brut aux Etats-Unis ne s'est pas répercutée sur les prix du pétrole à New York en raison d'une augmentation des stocks de produits raffinés. Cet équilibre a permis au baril de light sweet crude pour livraison en août de finir presque stable au Nymex à 77,04 dollars.

- La Thaïlande, qui semble s'accommoder de la crise politique, s'est engouffrée dans une politique de hausse des taux puisque la banque centrale a décidé de relever son taux directeur de 25 points de base, à 1,5%, pour la première fois depuis près de deux ans.

- Pour le cinquième mois d'affilé, l'inflation en rythme annuel en Inde s'est maintenue au-dessus de 10%, à 10,55% en juin. Cette nouvelle hausse devrait alimenter les pressions pour une deuxième hausse des taux ce mois-ci. La plupart des économistes estime que la banque centrale devrait de nouveau relever son principal taux directeur de 25 points de base lors de la réunion du 27 juillet prochain.

L'actualité des marchés financiers fut essentiellement dominée par les commentaires de la Réserve Fédérale américaine qui devraient alimenter l'aversion au risque sur le marché des changes aujourd'hui. Les investisseurs se sont massivement repliés sur le yen, mouvement qui  avait déjà été enclenché suite à la publication du déficit commercial américain.

La banque centrale américaine a revu ses prévisions de croissance et de chômage à la baisse ce qui a soulevé de nouvelles inquiétudes concernant la santé de l'économie américaine.

La croissance du PIB américain ne pourrait atteindre cette année que 3% contre 3,5% selon les précédentes estimations ce qui aura un impact direct sur le chômage qui pourrait être compris entre 9,2 et 9,5% contre 8,1 et 8,5% prévus auparavant. De plus, certains membres du FOMC ont soulevé lors de la réunion de juin le risque possible d'une déflation qui pourrait nécessiter la prose de mesures de soutien supplémentaires.

Cette annonce a, dans un premier temps, fait chuter Wall Street, le Dow Jones perdant 0,40% vers 20h40 hier et le S&P 500 près de 0,46%.

De son côté, la livre sterling a capitalisé sur les bons chiffres de l'emploi au Royaume-Uni. En effet, selon les chiffres communiqués hier par l'Office des statistiques nationales, le taux de chômage a baissé sur les trois mois achevés en mai à 7,8%. Le cable a atteint hier à la clôture des échanges européens près de 1,5270 dollar tandis que la paire GBP/EUR s'échangeait aux alentours de 0,8336£.

Enfin, le yen pourrait être de nouveau sous tension dans les prochaines semainesen raison du déficit budgétaire de l'archipel et de l'incapacité évidente du nouveau gouvernement à réformer suite à son échec lors des dernières sénatoriales. Tôt ce matin, le FMI a exhorté le pays à prendre au plus vite des mesures destinées à réduire son déficit qui atteint actuellement 218% du PIB et qui pourrait, selon les prévisions de l'organisation, gonfler à 250% d'ici à 2030. Une hausse de la TVA est pour l'instant le moyen privilégié par le FMI pour accroître les rentrées d'argent.

Le yen, bien qu'il profite encore de son statut de valeur refuge, risque dans les prochaines semaines ou les prochains mois d'être encore davantage sous pression si l'atonie politique l'emporte. Par conséquent, nous conseillons plutôt d'être long sur le yen sur le moyen et long terme.

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