axel_weber-    Les actions américaines ont terminé la semaine en baisse en raison de données macroéconomiques américaines déprimantes

-    Les bons du Trésor US à dix ans ont augmenté pour la quatrième semaine consécutive

-    L'EUR a chuté après les commentaires du gouverneur de la banque centrale allemande Axel Weber

-    Les élections australiennes n'ont pas permis d'asseoir le gouvernement. L'incertitude devrait régner pour quelques semaines

Le marché des changes a digéré vendredi dernier les mauvais indicateurs économiques américains, notamment l'indicateur Philly Fed. Les marchés actions américains ont terminé la semaine dans le rouge, les actions ont notamment été entrainées dans leur chute par les actions énergétiques qui sont sous forte pression en raison de la chute des prix du baril de pétrole. Le sentiment négatif continue de dominer en ce lundi sur les marchés asiatiques. Le discours d'Axel Weber, qui est pressenti pour prendre la succession de Jean-Claude Trichet, n'a pas permis un sursaut des marchés. Au contraire, il a lourdement pesé sur l'évolution de l'euro lors de la séance de vendredi.

Sur le marché des changes, l'EUR/USD a dégringolé vendredi tandis que la paire EUR/CHF atteignait un plus bas niveau depuis près de sept semaines. Enfin, le dollar australien n'a pas vraiment réagi au résultat des élections qui ont plongé le pays dans l'incertitude politique pour la première fois depuis près de 70 ans.

Les nouvelles de la journée

La publication de l'indice PMI flash de la zone euro sera le point d'orgue de la journée. La question qui demeure en suspens est de savoir si l'Europe, et surtout la zone euro, sera en mesure de maintenir un haut niveau de croissance alors que les Etats-Unis et l'Asie subissent un net ralentissement de l'activité économique. Autrement, l'attention se portera surtout cette semaine sur l'évolution des marchés actions, évolution qui a un impact décisif sur la monnaie unique européenne.

Sur le marché FX, l'attention se porte essentiellement sur le yen qui continue de subir une forte demande. L'entretien téléphonique entre le Premier ministre Kan et le gouverneur de la BoJ Shirakawa n'a pas concerné, selon l'agence Bloomberg, une éventuelle intervention de Tokyo sur le marché des devises afin de freiner l'appréciation du yen. De nombreux commentateurs évoquent ainsi le grand bluff des responsables japonais qui avait mis sous pression la devise de l'archipel vendredi. Enfin, il est possible que l'aussie soit un peu sous pression aujourd'hui en raison du résultat des élections législatives en Australie.