bernankeNouvelle attaque lors d'un discours à Providence du président de la Fed, Ben Bernanke, contre le déficit américain à un moment où l'administration Obama n'est pas prête à prendre à bras le corps ce problème. Le président de la banque centrale a rappelé que le déficit budgétaire des Etats-Unis est « une menace réelle et croissante » et que, pour y remédier, il va falloir prendre des « décisions très difficiles ». En raison des élections de mi-mandat, les démocrates ne vont certainement pas se risquer sur ce terrain là.

Nouvelles pressions sur l'Irlande puisque l'agence de notation financière Moody's pourrait à son tour abaisser la note du pays en raison de la forte recapitalisation des banques irlandaises. En abaissant sa note d'un cran, l'agence s'alignerait alors sur ses deux principales rivales qui ont noté le pays « AA- ».

Au Japon, la BoJ a renoué aujourd'hui avec le taux zéro, prenant ainsi de court les marchés financiers qui s'attendaient plutôt à un statu quo aujourd'hui. Les médias japonais avaient pourtant envisagé hier de nouvelles mesures. Par ailleurs, à titre temporaire, la banque centrale a aussi décidé la création d'un fonds de 5000 milliards de yens destiné à financer des achats d'actifs. Ces deux mesures ont surpris les marchés qui ne s'attendaient pas à un tel volontarisme de la part de l'institution. L'impact sur les devises devrait se faire ressentir rapidement.

La zone euro a fait grise mine hier en raison d'une forte baisse de l'indice PMI service qui est tombé à 54.1, son plus bas niveau depuis près de six mois. Le ralentissement observé notamment en Espagne et en Irlande ont réduit à néant les performances allemandes et françaises.

Au Brésil, comme prévu, afin d'enrayer l'appréciation du real, le gouvernement a décidé le doublement de la taxe sur les achats étrangers d'obligations. Cette taxe, qui ne concerne pas les achats d'actions et les IDE, est passée hier de 2 à 4%.

Enfin, premier round dans l'épisode judiciaire Kerviel puisque le tribunal correctionnel de Paris a condamné l'ancien trader de la Société Générale à 3 ans ferme et à 5 milliards d'euros de dommages et intérêts. Le trader et son avocat ont décidé de faire appel.