227171 le-siege-de-l-agence-de-notation-standard-poor-s-s-p-a-new-yorkSur le front macroéconomique, le PIB de la Suisse a ralenti sa progression au troisième trimestre à 0.2%, comparé au trimestre précédent où le PIB avait affiché une hausse de 0.5%.
 
S&P a confirmé les craintes des investisseurs dans son rapport "Perspective économique européenne: le retour de la récession", en abaissant ses prévisions de croissance 2012 pour plusieurs pays, dont la France, l'Allemagne et l'Italie. "Nous prévoyons désormais une légère récession au premier semestre 2012 dans la zone euro, avant un modeste rebond dans la seconds partie de l'année", affirme le document. "Mais nous soulignons que les risques baissiers restent très significatifs. Nous estimons la probabilité que notre prévision de légère récession se réalise à 60%, tandis qu'il y a 40% de chances qu'on observe une récession sévère", conclu-t-il.
A noter aussi que le chef de la BCE, Mario Draghi, s'est exprimé devant le Parlement européen contre l'augmentation du programme de rachat d'obligations publiques, déclarant que ce programme est "temporaire" et "limité", c'est à dire "pas infini".
 
Sur le marché obligataire, la France a réussit son émission obligataire en dépit des pressions pesant sur le triple "A" du pays. En effet, Paris a emprunté avec succès 4.346 milliards d'euros d'obligations à moyen et long terme, à des taux en baisse sur les lignes à 10 ans et 15 ans. De son côté, le Trésor espagnol a émis pour 3.75 milliards d'euros d'obligations à 3, 4 et 5 ans, mais à des taux en nette hausse.
 
Enfin, selon un récent sondage, près de trois quarts des polonais se prononcent contre l'adhésion de leur pays à la zone euro, confirmant le désaveu des polonais pour l'euro.