15019Les éléments clés
 

- Les indices européens ont fini en ordre dispersé
- Les taux américains maintenus à leur niveau actuel jusqu'à fin 2014 au moins
- De nouveaux indicateurs américains attendus dans la journée
 

L'analyse du jour
 

Hier, les principaux indices européens ont fini en ordre dispersé alors que les inquiétudes concernant la Grèce subsistent. Le CAC 40 a chuté de 0.31% à la clôture, à 3312.48 points, emportant dans sa chute la Bourse de Londres qui a baissé de 0.50%. En revanche, le Dax allemand s'en est mieux sorti, avec une légère hausse de 0.04%, ce qui lui a permis de finir à l'équilibre et la Bourse d'Athènes, qui a connu beaucoup ces derniers mois des revers, a fini sur une note positive avec un bond de 4.81%, les investisseurs attendant avec impatience la reprise des négociations entre le gouvernement grec et le chef du lobby bancaire C. Dallara, aujourd'hui.
Aux Etats-Unis, les marchés ont évolué au rythme de la Fed qui a maintenu hier ses taux directeurs inchangés, compris entre 0 et 0.25%. Le communiqué du FOMC (Comité de Politique Monétaire) a fourni de nombreuses informations aux marchés. La première d'entre elles est que l'institut américain envisage de maintenir ses taux inchangés au moins jusqu'à fin 2014, alors que précédemment l'année 2013 était évoquée. Cette décision fut motivée par une croissance qui progresse très modestement et qui pourrait vaciller à tout moment en cas d'aggravation de la crise souveraine en Europe. Au demeurant, le chômage reste toujours à un niveau élevé, en dépit d'une légère amélioration constatée en fin d'année 2011, et le marché de l'immobilier, moteur de la croissance américaine, est toujours déprimé.
 
On notera enfin que Berlin a réitéré sa volonté de défendre l'euro, lors d'un nouveau discours.
 

Les prévisions du jour
 

Au regard du communiqué de la Fed, les différents indicateurs macroéconomiques qui sont attendus cet après-midi vont prendre un relief tout particulier. Les marchés essaieront notamment de confirmer la légère amélioration du marché de l'emploi avec la publication des nouvelles demandes d'allocation-chômage qui sont attendues à 14h30 à 374 000. Si ce chiffre est confirmé, cela signifiera une augmentation du nombre de demandes, ce qui ne constituerait alors pas un signe positif pour l'économie américaine.
 
Les cambistes regarderont aussi avec attention les ventes de maisons neuves alors que l'évolution de l'immobilier américain est au coeur des préoccupations de Ben Bernanke. Selon le consensus, un léger mieux est à prévoir avec un chiffre attendu à 16h à 320 000 contre 315 000 précédemment. Cette donnée sera à mettre avec les promesses de ventes de logements qui ont reculé en décembre après deux mois de hausse consécutives. Vraisemblablement, la situation de ce secteur d'activité est encore mitigée.
 
Ces différents éléments pourraient jouer en faveur du dollar, en tant que valeur refuge, mais c'est oublier la situation en Grèce qui pourrait, si un dénouement positif intervient dans les prochaines 48 heures, clairement favoriser l'euro et lui permettre de franchir le niveau de 1.31. Une telle nouvelle pourrait donner une impulsion décisive à la monnaie unique alors que le mouvement haussier de la devise semble s'essouffler. Alors, le niveau de 1.3141, puis de 1.3374 serait envisageable.