wall_street.jpgLes principales bourses mondiales, notamment New York, semblent s'engouffrer progressivement dans un climat délétère. A Wall Street, l'action de General Motors a accusé cette semaine un retrait de plus de 10% alors que Morgan Stanley appelle dans une note les investisseurs à retirer leurs parts des secteurs automobile et bancaire prévoyant des résultats en nette baisse. Paris n'est pas en reste puisque le CAC 40 a perdu depuis le début du mois plus de 12,3%, revenant à ses niveaux de fin 2005.

A cette déprime qui souffle sur les places boursières s'ajoute les frasques du pétrole qui a atteint vendredi 142, 26 dollars à New York.


Cette vague d'inquiétude pénalise fortement le dollar sur le marché des changes qui n'est pas parvenu à remonter cette semaine. L'espoir d'une hausse des taux ayant été reporté sine die suite aux propos de la Fed mercredi, qui ont plutôt laissé entrevoir une impuissance des autorités monétaires américaines à lutter à la fois sur le terrain de la croissance et de l'inflation, la devise américaine s'est inscrite en baisse cette semaine face aux principales devises sur le marché des changes.

Les grandes gagnantes cette semaine furent les valeurs refuge, notamment l'euro, le franc suisse et le yen, qui ont enregistré de bonnes performances sur le Forex. Le climat régnant actuellement sur les marchés financiers n'incite pas les investisseurs à prendre des positions à risque ce qui favorise, dans l'ensemble, les valeurs refuge.
L'euro fut particulièrement soutenu par l'anticipation d'une hausse des taux par la BCE dès le mois de juillet. Cette hausse est désormais plus que probable ce qui a évidemment concouru à pénaliser le dollar.

Surtout, le yen et le franc suisse ont mis en avant leur bonne santé. Le franc suisse a clôturé la semaine en beauté avec une annonce réjouissante. En effet, Alexei Oulioukaiev, premier vice-président de la banque centrale de Russie, a déclaré que la Russie allait augmenter la part du franc suisse, qui est pour l'instant insignifiante, au détriment du dollar, dans le cadre d'une diversification de ses réserves de changes.

En ce qui concerne la livre sterling, elle est toujours un peu léthargique sur le marché des changes en dépit des rumeurs lancinantes d'éventuelle hausse des taux par la Banque d'Angleterre. La livre sterling est pour l'instant soutenue par la consommation de nos voisins d'outre manche qui se maintient plutôt bien vu l'état actuel de l'économie.

Enfin, le broker ACM a fait part vendredi dans un communiqué de presse, qui fut transmis à la rédaction de forex.fr, qu'il avait ouvert un bureau à New York, suivant la stratégie de développement suivie par le groupe suisse. Cette nouvelle s'inscrit dans un mouvement  de restructuration et de développement qui touche le monde des brokers, comme l'avait précédemment souligné le rachat de Cambiste par Saxo Bank.